
L’Union Bordeaux-Bègles va devoir relever un sérieux défi dimanche soir face au Stade Français. Touchée par une accumulation d’absences au poste de pilier, l’UBB ne dispose actuellement que de deux joueurs à gauche et deux à droite. Une situation délicate avant de se mesurer à une mêlée parisienne particulièrement performante.
Pourtant, Bordeaux a jusqu’ici parfaitement résisté à cette hécatombe. Lors des deux premières journées, face au Racing 92 puis à Toulouse, les Girondins ont disputé 24 mêlées sans concéder la moindre pénalité dans ce secteur. Sur leurs propres introductions, ils affichent même 100 % de réussite et ont déjà obtenu trois pénalités.
Seulement quatre piliers disponibles
Les problèmes se sont accumulés depuis plusieurs semaines. À gauche, Jefferson Poirot est indisponible en raison de son genou. La recrue polyvalente Lasha Pkhakadze est quant à elle suspendue.
À droite, Ben Tameifuna poursuit sa récupération après son opération de l’épaule. Zaccharie Affane, revenu pour quelques mois, a été stoppé par une blessure à un tendon, tandis que le jeune Ruben Pargade est touché à l’épaule. La sélection de Carlü Sadie avec l’Afrique du Sud a encore réduit les possibilités.
Pour affronter Paris, il ne reste donc que Matis Perchaud et Amir Hattouma à gauche. Ce dernier, âgé de 19 ans, ne compte que 15 minutes en Top 14.
À droite, le staff doit s’appuyer sur Sipili Falatea et Toma’Akino Taufa.
La situation a même conduit Bordeaux à trouver des solutions à l’entraînement, le talonneur Connor Sa ayant notamment dépanné au poste de pilier lors de certaines séances.
Taufa profite pleinement de sa chance
Dans ce contexte, certains joueurs habituellement moins utilisés ont pris davantage de responsabilités. C’est notamment le cas de Toma’Akino Taufa.
Le pilier de 31 ans n’avait disputé que 129 minutes en cinq rencontres la saison dernière. Après une préparation durant laquelle il s’est davantage investi physiquement, il a déjà marqué deux essais en sortant du banc.
Boris Palu raconte le travail réalisé par son coéquipier durant l’intersaison :
« Toma Taufa s’est bien mis en forme, on lui a mis deux ou trois pièces sur la pré-saison. »
Le deuxième ligne l’a également encouragé à profiter d’une période durant laquelle les opportunités devraient être nombreuses.
Palu lui a clairement présenté les mois à venir comme une occasion à saisir :
« Je lui dis : »profite, tu as au moins jusqu’à décembre, si tu montres à tout le monde que tu es un élément important du sein du club, ça va le faire » »
Falatea et Perchaud répondent présents
Les titulaires ont eux aussi permis à Bordeaux de traverser ce début de saison sans trop souffrir en mêlée.
Après un exercice 2025-2026 perturbé par plusieurs blessures et des difficultés familiales, Sipili Falatea retrouve progressivement son niveau. Son retour dans le groupe français durant l’été lui a également permis de se rapprocher de sa famille originaire de Wallis-et-Futuna. Il avait disputé 44 minutes avec France A puis 25 minutes face au Japon.
À gauche, Matis Perchaud poursuit la progression amorcée lors de la deuxième partie de la saison dernière avant sa blessure à un genou en mai. L’ancien Bayonnais s’est notamment renforcé physiquement avec une prise de 6 à 7 kg et un travail spécifique au niveau cervical.
Pas de joker et un retour de Tameifuna qui approche
Malgré le nombre d’absents, l’UBB a finalement choisi de ne pas recruter de joker médical.
Des discussions avaient pourtant été engagées avec Jeffery Toomaga-Allen, mais les performances actuelles de la mêlée et les retours attendus ont changé la situation.
La suspension de Lasha Pkhakadze arrive à son terme et surtout, la récupération de Ben Tameifuna évolue favorablement. Le pilier pourrait retrouver les terrains dans la seconde moitié du mois d’octobre.
En attendant, Bordeaux devra passer un test particulièrement révélateur face au Stade Français, dont la mêlée a déjà provoqué en moyenne trois pénalités par match cette saison.






