
Les postes de managers en Top 14 sont particulièrement convoités. Avec seulement 14 équipes dans l’élite pour une vingtaine de techniciens susceptibles de prétendre à ces fonctions, chaque mouvement peut entraîner une véritable réaction en chaîne. Les changements intervenus ces dernières saisons illustrent parfaitement ce jeu des chaises musicales.
Plusieurs entraîneurs écartés d’un club ont rapidement retrouvé un projet ailleurs, parfois en prenant directement la place laissée par un autre technicien lui-même débarqué. Dans le même temps, une nouvelle génération commence à se rapprocher sérieusement de l’élite.
Un véritable jeu des chaises musicales
Les mouvements récents permettent de mesurer à quel point le marché des entraîneurs français reste étroit.
Laurent Labit a ainsi remplacé Franck Azéma, tandis que Patrice Collazo a succédé à Stuart Lancaster. Karim Ghezal a, de son côté, pris le fauteuil précédemment occupé par Fabien Gegenbacher.
D’autres techniciens ont dû passer par la Pro D2 pour rebondir. Grégory Patat a retrouvé un poste à Brive, tandis que Jeremy Davidson est devenu l’adjoint de Jean-Noël Spitzer à Vannes.
Les entraîneurs peuvent donc disparaître rapidement du paysage du Top 14 sans pour autant quitter durablement le circuit professionnel.
« Il n’y a que 14 places pour une vingtaine de prétendants »
Cette forte concurrence permet aussi de comprendre pourquoi les présidents peuvent privilégier la continuité lorsqu’ils estiment disposer du bon entraîneur.
Miguel Fernandez, directeur chez The Team, agence de conseil sportif ayant travaillé ou collaboré avec la grande majorité des managers actuellement en poste, avance une explication très concrète.
Selon lui, le faible nombre de postes disponibles influence directement les décisions des dirigeants. Il s’est confié pour Midi Olympique :
« Il n’y a que 14 places pour une vingtaine de prétendants, ceci explique peut-être le conservatisme des présidents »
Chaque changement implique ainsi de choisir parmi un nombre limité de techniciens ayant déjà une expérience importante du haut niveau, alors même que les candidats sont plus nombreux que les fauteuils disponibles.
Une nouvelle génération pousse derrière
Le marché pourrait pourtant progressivement évoluer avec l’arrivée de nouveaux profils.
Sébastien Tillous-Borde et Joan Caudullo font partie de cette génération montante. D’autres techniciens se construisent actuellement une expérience susceptible de leur ouvrir, à terme, les portes du Top 14.
Florian Nicot, Sébastien Fouassier, Alexandre Ruiz et Fabien Cibray exercent déjà en Pro D2. Une division qui constitue également un véritable vivier pour les clubs de l’élite à la recherche de leurs futurs entraîneurs.
Dans un championnat où seuls 14 postes de managers existent, chaque opportunité libérée peut ainsi attirer aussi bien des techniciens expérimentés en quête d’un nouveau projet que cette nouvelle génération qui progresse déjà à l’échelon inférieur.







