
Une semaine après avoir sombré sur la pelouse de Montpellier (50-13), l’USAP doit immédiatement montrer un autre visage. La réception de l’Union Bordeaux-Bègles, ce samedi à 14h30, arrive donc à un moment particulièrement important pour les Catalans. Nicolas Mas reconnaît que le groupe a été touché dans son orgueil et attend désormais une réaction devant Aimé-Giral.
La lourdeur du score concédé dans l’Hérault a forcément laissé des traces.
L’USAP savait que son déplacement à Montpellier serait compliqué. Elle ne s’attendait cependant pas à vivre un tel scénario, avec notamment une fin de rencontre complètement lâchée.
« On est touché dans notre amour-propre »
Pour Nicolas Mas, il était cependant indispensable de rapidement tourner la page.
L’entraîneur de la mêlée Catalane rappelle dans L’Indépendant que chaque week-end impose une nouvelle remise en question :
« C’est une remise en question tous les week-ends. On savait qu’à Montpellier ce serait compliqué, mais pas avec un tel scénario. Mais on a vite basculé. C’est un match très important qui nous attend samedi. »
Cette défaite a fait ressurgir plusieurs interrogations autour du manque de liant, de certaines attitudes et de la profondeur de l’effectif Catalan.
L’objectif est désormais de démontrer qu’il ne s’agissait que d’un accident.
Et Mas ne cache pas que l’ampleur de la défaite a piqué les joueurs :
« Il faut voir les choses qui n’ont pas été à Montpellier. Mais il faut passer à autre chose. Ce match contre Bordeaux arrive à point nommé après cette contre-performance. Quand on joue au rugby et qu’on prend des déculottées comme ça, on est pris au vif, on est touché dans notre amour-propre. »
« Les gars n’étaient pas fiers »
L’état d’esprit affiché au retour de Montpellier a d’ailleurs été utilisé par le staff pendant la préparation.
Mais il n’est désormais plus question de ressasser cette soirée.
Nicolas Mas veut transformer cette frustration en motivation :
« Les gars n’étaient pas fiers et on s’est servi de ça en début de semaine. Mais il faut qu’on positive. Pour les joueurs, ça doit être une motivation de jouer ce match : on joue à 14 h 30 devant des milliers de gens, ce qui ne nous arrive pas souvent, face à cette équipe de Bordeaux… Franchement, quand on est joueur, ce sont ces matchs-là qu’on veut jouer. Il faut qu’on soit prêt. Il y a plein de raisons de faire un bon match. »
L’USAP pourra notamment compter sur le soutien d’Aimé-Giral, où elle avait déjà réussi à dominer Castres (43-29).
Ennor impressionné par la ferveur Catalane
Cette atmosphère a particulièrement marqué Braydon Ennor depuis son arrivée en France.
Le centre veut s’appuyer sur cette ferveur pour retrouver une dynamique collective :
« Bordeaux est un nouveau défi mais nous aimons jouer à la maison. D’ailleurs, le plus gros changement pour moi en France, ce sont les fans. Ils sont fous ici, c’est génial. »
En face, le danger sera considérable. L’UBB a déjà montré sa capacité à inscrire énormément de points, même si elle a également connu des passages beaucoup plus compliqués.
Et le retour de Louis Bielle-Biarrey dans le XV Girondin offre une arme supplémentaire aux Bordelais.
Mas sait parfaitement à quoi s’attendre :
« On sait que le danger viendra de partout. »
« Chaque week-end, il faut reprouver »
Pour autant, Perpignan ne veut pas construire sa rencontre uniquement en fonction de son adversaire.
José Madeira insiste sur la nécessité pour les Catalans de retrouver les principes qui leur avaient permis de réussir leurs premières sorties.
Le deuxième ligne rappelle également l’importance capitale des rencontres disputées à Aimé-Giral :
« Les matches à la maison sont hyper importants et le message dans l’équipe a été de travailler sur nous, sur nos plans de jeu. Chaque week-end, il faut reprouver. »
Seize des 23 joueurs présents lors de la victoire contre Castres seront d’ailleurs de nouveau alignés face à Bordeaux.
« Nous, il nous la faut »
Cette rencontre permettra surtout de déterminer la véritable portée du 50-13 encaissé à Montpellier.
Une simple énorme contre-performance ou le signe de difficultés plus profondes ? L’USAP dispose désormais de 80 minutes pour apporter une première réponse.
Et Nicolas Mas ne laisse aucun doute sur l’importance du résultat attendu :
« Bordeaux veut la victoire, nous, il nous la faut pour continuer notre marche en avant et se rassurer un petit peu. »






