Lyon peut s’appuyer sur un talent exceptionnel malgré une saison compliquée. Jiuta Wainiqolo, l’ailier fidjien du LOU, confirme son statut de joueur capable de créer l’étincelle à chaque prise de balle. Ce dimanche à Pierre-Fabre, il a une nouvelle fois enflammé le public tarnais, rééditant la performance qui avait marqué les esprits à Mayol sous le maillot de Toulon.
Face au Castres Olympique, Wainiqolo a inscrit un essai décisif à la 80ᵉ minute, scellant la victoire lyonnaise (52–23). Toujours dangereux, il a rappelé son impact déterminant lors du barrage de juin dernier. Dès son troisième ballon, il a littéralement changé le cours de la rencontre : un exploit individuel ponctué d’appuis fulgurants, une défense adverse défaite, puis l’essai de Théo Chabouni à deux mètres de la ligne.
Peu après, profitant des espaces créés par Léo Berdeu, Wainiqolo a enfoncé le clou en crucifiant la relance tarnaise. Les spectateurs se souviendront surtout de ce troisième essai lyonnais, fruit d’une contre-attaque fulgurante conclue par le retour victorieux de Rémy Baget dans l’en-but.
Cependant, ce match exceptionnel est entaché par une suspension imminente. Meilleur marqueur du Top 14 avant la rencontre, Wainiqolo a aligné les actions remarquables : huit percées, des prises d’intervalle précises, un match complet. Mais son indiscipline a coûté cher. À la 22ᵉ minute, après avoir échappé à un plaquage, il a accroché le visage de Christian Ambadiang. Trois minutes plus tard, un plaquage irrégulier sur Okou a été sanctionné à la vidéo. Malgré sa fulgurance offensive, le Fidjien pourrait manquer la prochaine rencontre contre Pau.
Le LOU anticipe une période sans son dynamiteur. « Ce doublé fait plaisir, mais je retiens surtout que j’ai fait 80 minutes », confiait récemment Wainiqolo, soulignant ainsi son importance capitale et la difficulté qu’il y aura à compenser son absence en attaque.







