Samedi après-midi, Pierre-Louis Barassi, le trois-quarts centre de Toulouse, devrait retrouver les terrains face à Montauban. Après un retour à la compétition il y a un mois, ce match constitue pour lui une occasion idéale de confirmer sa bonne forme.
Interrogé par L’Équipe, Barassi se montre confiant : « Comme je n’ai repris qu’il y a un mois, c’est une belle opportunité pour moi de ne pas être protégé cette semaine et de pouvoir jouer avec le Stade. Je pense que je suis sur une bonne dynamique. Maintenant, il faut valider ça à titre individuel et collectif. Moi, j’ai juste la chance de pouvoir faire ce travail physique en jouant des matches. L’adaptation ici est facile, parce qu’on joue beaucoup au rugby, et que je retrouve tous mes potes. »
Malgré la position de Montauban au bas du classement du Top 14, le Toulousain appelle à la prudence : « Cela a été le discours des coaches durant la semaine. On sait très bien que cette équipe de Montauban va vouloir jouer et nous faire mal dans les rucks. Le plus important sera de garder notre process et la stratégie qu’on a mis en place ces dernières semaines. Si on s’amuse à regarder tous les matches de Montauban ces derniers mois, on s’apercevra qu’ils se décantent souvent à la fin. C’est une équipe qui s’accroche beaucoup. »
Sur le plan physique, Barassi se dit en pleine forme et confie toute sa confiance au staff médical du Stade Toulousain : « Franchement, je me sens bien, je fais confiance à la cellule de performance et à la cellule médicale, parce qu’on a plein d’outils qui nous sont mis à disposition pour pouvoir monitorer notre forme du mieux possible. Je ne me pose pas trop ces questions, c’est plus au staff de gérer ce côté-là. »
Abordant la forte concurrence au poste de trois-quarts centre en équipe de France, il affirme : « Il est très bon, mais c’est le cas aussi à d’autres postes, comme en troisième-ligne, à l’aile, à l’ouverture. On a un gros vivier en France. Moi, je le vis bien, parce que j’ai toujours considéré que la concurrence était quelque chose de bon pour la performance, pour se remettre en question et aller au bout de soi. »
Enfin, Pierre-Louis Barassi ne se prononce pas en faveur d’un poste particulier entre centre numéro 12 ou 13 : « Franchement, aucune. Je prends même de plus en plus de plaisir à bouger, de passer d’un poste de centre à l’autre, voire de centre à ailier. Je me régale parce que c’est un apprentissage à chaque fois. Quand je rentre sur un poste qui n’est pas le mien, parce qu’initalement je suis quand même plus un 13, ça me demande plus d’éveil, plus de concentration, plus d’adaptation. En même temps, j’essaie aussi de garder tout ce qui fait mes qualités. »







