Depuis la retraite internationale d’Uini Atonio, le poste de pilier droit demeure un véritable casse-tête pour le staff tricolore. Si Dorian Aldegheri semble actuellement tenir la corde, la hiérarchie reste fragile et les candidats peinent à s’imposer durablement.
### Les forces en présence : entre garanties et pépins physiques
Le Toulousain Dorian Aldegheri est aujourd’hui l’option privilégiée pour démarrer les matches, devançant Régis Montagne, le Clermontois, qui avait pourtant débuté la tournée de novembre. Le grand espoir demeure Tevita Tatafu, le colosse de l’Aviron Bayonnais, dont la progression est néanmoins freinée par une santé fragile. Ce dernier est d’ailleurs forfait pour la rencontre à venir contre l’Écosse, ce week-end.
### Des candidats qui peinent à confirmer
Derrière ce trio de tête, plusieurs joueurs ont été testés sans parvenir à verrouiller le poste. Demba Bamba, rappelé suite au forfait de Tatafu, ainsi qu’Émerick Setiano, n’ont pas retrouvé le niveau qui les avait menés au Japon en 2019. Le profil le plus impressionnant reste celui de Georges-Henri Colombe, dont le physique rappelle celui de son ancien mentor rochelais. Mais, pour l’heure, il n’a pas encore convaincu en sélection.
### La relève : des espoirs encore en couveuse
Le staff garde également un œil attentif sur Paul Mallez et Malachi Hawkes, actuellement blessé au pied. La solution pourrait toutefois venir des sélections jeunes. Le passage au monde professionnel reste néanmoins difficile pour les champions du monde U20 comme Zaccharie Affane ou Thomas Duchêne, contraints de se contenter de temps de jeu en Pro D2. Le constat est similaire pour les révélations du Tournoi U20 2025 et 2026 : la plupart des jeunes talents, tels Lenny Alifanety (UBB) et Alexandre Langlois (Grenoble), n’ont pas encore réussi à s’imposer régulièrement au plus haut niveau.







