Thomas Ramos, l’arrière du XV de France, s’est livré à L’Équipe à l’approche du match crucial contre l’Écosse, prévu samedi à Murrayfield. À 30 ans, le joueur toulousain veut pleinement savourer ces instants avec le groupe tricolore avant cette rencontre décisive.
Il se réjouit particulièrement d’affronter Blair Kinghorn, son coéquipier au Stade Toulousain, soulignant la qualité de l’adversaire. « Il faut savoir profiter de ces moments-là. Cette rencontre est un gros défi, notamment pour nous derrière. On sera opposés à une ligne de trois-quarts très forte et de bons joueurs, dont Blair Kinghorn que je côtoie tous les jours en club. Ce sont des matches que j’aime jouer. On est à un tournant qui peut être très positif. C’est une première finale. On sait ce qu’on doit faire si on veut se mettre en position favorable pour remporter le Tournoi et le Grand Chelem. Mais ça serait manquer de respect à ces Écossais que de dire qu’on est sûrs de gagner chez eux avec le bonus offensif. »
Obsédé par la victoire, Ramos confie une aversion profonde pour la défaite. « C’est quelque chose qui m’obsède car j’aime forcément gagner mais je déteste encore plus perdre dans tout ce que je fais. Et pas seulement au rugby. Depuis tout petit, je suis plutôt mauvais perdant. Tant que je n’avais pas gagné contre mon père au ping-pong, je ne voulais pas aller au lit. Pareil pour les jeux de société. J’aime ce côté compétition. Mais aussi pousser les joueurs autour de moi à détester perdre et détester se laisser marcher sur les pieds. Je ne le supporte pas. J’essaie de le transmettre au quotidien même si parfois ça peut paraître chiant peut-être pour les mecs. Mais à la fin, on est bien contents quand on gagne. »
Quand on l’interroge sur son caractère parfois intraitable, il répond avec humour et franchise : « Il faut poser la question à ma femme et mes coéquipiers. Moi, je ne pense pas être insupportable. Parfois, je suis à la limite de dépasser la limite. (Sourire) Mais j’ai toujours du respect avec tout le monde dans tout ce que je fais. J’aime partager des informations pour que les autres se sentent plus à l’aise sur le terrain. »







