Des centaines de supporters français privés de billets pour Écosse-France à Murrayfield
Le choc tant attendu entre l’Écosse et la France a tourné au cauchemar pour de nombreux fans tricolores. Arrivés de Nantes, Perpignan ou d’autres régions, plusieurs centaines de supporters n’ont jamais pu entrer dans le stade de Murrayfield. La cause : une défaillance majeure — voire une fraude organisée — liée à la plateforme de revente Viagogo.
Le « rêve » brisé de centaines de fans
Selon RMC Sport, les témoignages se multiplient. Marie, venue de Nantes en famille pour célébrer ses 40 ans, exprime sa douleur : « C’était mon rêve. J’ai quand même versé ma larme. » Elle avait scrupuleusement suivi la procédure, installé l’application de la Fédération Écossaise et attendu ses billets le matin du match. En vain.
Sur place, le constat est accablant. Certains groupes se retrouvent avec seulement deux places sur huit achetées, d’autres découvrent que leurs billets ne correspondent qu’à des numéros de rangs d’escaliers. Pour Marie, la note est salée : entre transport, logement et billets payés 460 euros pièce, le coût atteint « 1 500 euros par personne » pour suivre le match… dans un pub.
Un collectif s’organise face à l’ampleur du préjudice
Rémy, supporter venu de Perpignan, a décidé de réagir. Il a créé un groupe de coordination qui compte déjà 147 contacts, soit potentiellement plusieurs centaines de victimes. « Je pense qu’on est sur une arnaque d’assez grande ampleur, avec des billets revendus plusieurs fois », déplore-t-il, pointant un service client injoignable ou inaudible.
Le blocage semble structurel : « Dès le départ tout a été fait pour que nos requêtes n’aboutissent pas », regrette Rémy, précisant que les réclamations envoyées par mail sont souvent jugées irrecevables par la plateforme dès le coup d’envoi donné.
La FFR saisit son service juridique
L’affaire a rapidement atteint les plus hautes sphères de la Fédération Française de Rugby. Florian Grill, son président, a été contacté dès samedi par des supporters mécontents. Sa réponse est claire : « Nous avons prévenu notre service juridique pour qu’il se penche sur la question ».
D’autant que le lien vers Viagogo figurait sur le site officiel de la FFR. Déjà condamnée dans des litiges avec les fédérations de football et de tennis, la plateforme pourrait faire face à une nouvelle action collective d’envergure.
Pour ces supporters, la lutte ne fait que commencer pour obtenir réparation d’un week-end à Édimbourg qui restera gravé… pour de très mauvaises raisons.







