La victoire historique de l’Italie face à l’Angleterre (23-18) lors du Tournoi des 6 Nations 2026 a secoué le rugby britannique. Pour la première fois, le XV de la Rose s’incline contre la Nazionale, provoquant une onde de choc et plaçant le sélectionneur Steve Borthwick sous une pression extrême.
La presse anglaise ne ménage pas son équipe. Le Telegraph titre sobrement « Une Angleterre en ruines », tandis que le Daily Mail parle d’« une défaite impardonnable ». Tous s’accordent à qualifier la situation de « crise », pointant autant les défaillances sur le terrain que les responsabilités du staff technique.
Steve Borthwick est désormais sur la sellette. The Times parle d’« humiliation pour Steve Borthwick », tandis que le Guardian décrit « une pression énorme » pesant sur lui, un technicien « qui se bat pour conserver son poste ». La gestion tactique est vivement critiquée : « sa décision d’effectuer 12 changements dans son équipe s’est retournée contre lui et son incapacité à tirer le meilleur d’un groupe de joueurs largement différent ne le met pas en valeur ».
Mais le problème ne se limite pas au coaching. L’indiscipline, notamment des leaders Maro Itoje et Sam Underhill, a coûté cher, laissant l’Angleterre en infériorité numérique au moment crucial. Le Daily Mail déplore que « les messages de l’entraîneur n’ont clairement pas été entendus », résumant la prestation anglaise comme « à la dérive, apathique et morose ».
Si la Fédération anglaise (RFU) tente de temporiser, elle soulève déjà la question du salaire de Borthwick : « La RFU ne procédera à aucun changement après cette campagne désastreuse, mais si la situation ne s’améliore pas d’ici l’été, le salaire de l’entraîneur sera difficile à justifier ».
Le fossé se creuse également avec le public. Le Daily Mail souligne : « Ces dernières semaines ont montré que Borthwick n’avait guère la cote auprès du public amateur de rugby. Ses méthodes scientifiques ne suscitent guère de sympathie lorsque les choses tournent mal. La seule statistique qui intéresse le public, c’est le tableau d’affichage ». Le journal conclut sans détour : « lorsque ce qui freine l’équipe d’Angleterre, c’est sa façon de jouer, la responsabilité incombe à l’entraîneur […] Ce que font Borthwick et l’Angleterre ne fonctionnent pas ».
Face à ces critiques, Steve Borthwick doit désormais trouver les ressources pour relancer un groupe éprouvé, avant deux rendez-vous cruciaux : le déplacement à Saint-Denis contre la France, puis un défi de taille en Afrique du Sud.







