Lors du choc entre le Stade Toulousain et l’ASM Clermont ce dimanche soir au Stadium, la performance de Jack Willis a une nouvelle fois capté l’attention. Aligné en troisième ligne aux côtés de François Cros et Alexandre Roumat, le flanker anglais a démontré toute sa maîtrise du combat au sol, confirmant son statut de joueur incontournable.
Au micro de Canal+, Eric Bayle n’a pas caché son admiration, soulignant l’absurdité de la situation contractuelle et internationale du joueur : « Quand on pense que les Anglais ont pondu une règle qui les prive de Jack Willis en équipe nationale… En tant que français, on ne peut que s’en réjouir mais quel joueur, quel gratteur, quel ferrailleur ! C’est un cauchemar dans la zone de rucks comme il le montre à chaque fois avec sa rapidité et son adresse. »
Cette inaccessibilité au XV de la Rose s’explique par la politique stricte de la Fédération anglaise (RFU), qui rend inéligible tout joueur évoluant en dehors du championnat national, à moins d’exception rare. En choisissant de prolonger sa carrière à Toulouse, Willis a fait le pari de s’épanouir sous la direction d’Ugo Mola au détriment d’une sélection internationale. Si cette règle prive l’Angleterre d’un des meilleurs flankers de sa génération, elle offre au Stade Toulousain une stabilité précieuse. Libéré des contraintes internationales, Willis est ainsi disponible durant les périodes de doublons, renforçant son rôle de pilier dans l’effectif rouge et noir.
Sur le plan statistique, le joueur brille également. Meilleur gratteur du Top 14 selon les chiffres de la LNR, Jack Willis apporte une sérénité défensive essentielle à la dynamique toulousaine. Sa rapidité d’exécution sur les rucks permet au club de récupérer de précieuses munitions pour déclencher des attaques éclairs.
Installé durablement dans la Ville Rose, le « ferrailleur » anglais s’impose comme l’un des meilleurs recrutements modernes du Stade Toulousain, pour le grand désarroi des fans anglais.







