Benjamin Urdapilleta, ouvreur emblématique de Perpignan, s’est livré dans une interview accordée à Midi Olympique. L’international argentin revient sur la période de repos récente, les objectifs de son équipe, et évoque avec lucidité la fin prochaine de sa carrière.
« Cela a fait du bien parce qu’on a eu un bloc avec beaucoup de matchs récemment. Pour être bien physiquement et mentalement, c’était top d’avoir quelques jours de vacances et pouvoir couper. J’ai pu retourner en Argentine et visiter toute ma famille. On est très content maintenant de se retrouver et de rejouer ici avec notre public dès samedi », confie-t-il, soulignant l’importance du break pour le groupe catalan.
Concentré sur les prochaines échéances, Urdapilleta montre une détermination intacte. « Il y a des matchs très importants qui arrivent, donc il faut continuer à progresser pour essayer de faire le meilleur match possible. La motivation, je l’ai toujours, parce que quand tu fais quelque chose, tu veux le faire à 100 %. Tu veux gagner toujours un match, peu importe de quoi il s’agit. J’essaie d’apporter cette motivation et donner mes conseils pour motiver. On a aussi des objectifs différents, d’ici à la fin de la saison comme de rester invaincus à la maison. »
Interrogé sur son avenir, il admet que sa carrière professionnelle touche probablement à sa fin. « Oui, mais on ne sait jamais, parce que quand j’avais arrêté à Clermont, c’était normalement le dernier match ! J’étais retourné en Argentine, j’avais pris ma retraite. Mais oui, ce sont normalement les trois derniers mois que je devrais faire, on va dire, en tant que professionnel. »
Le joueur met aussi en avant la densité du poste d’ouvreur à l’USAP : « Oui, c’est vrai que maintenant avec bientôt le retour d’Antoine Aucagne, il y aura quatre ou cinq numéros 10 dans l’équipe, ça fait beaucoup ! Mais c’est mieux pour l’équipe parce qu’il y a beaucoup de bonnes compétences. Il faut que le mec qui joue soit bon parce qu’il sait qu’à côté, il y a des joueurs qui veulent être à sa place. Donc je pense que c’est une plus-value pour le groupe. Il y a différents types d’ouvreurs. Par exemple moi, je ne suis pas le numéro 10 qui a le plus de vitesse, je suis plus gestionnaire on va dire. D’autres qui ont des atouts plus variés, c’est bien selon l’adversité. »
Enfin, il se projette déjà sur la réception du LOU Rugby ce samedi à Aimé-Giral, un adversaire redoutable dans la course aux phases finales : « Il y a beaucoup de bons joueurs et de facteurs X en face. Aujourd’hui, ils sont en confiance et ils ont fait de très bons matchs dernièrement. Ils sont, je crois, à une dizaine de points de la sixième place. Donc sûrement qu’ils vont venir ici pour nous battre, comme toutes les équipes. Je crois qu’ils ont l’espoir d’accrocher cette qualification, donc il faudra qu’on soit costaud avec notre objectif que l’on s’est fixé d’être solides dans notre stade. »
À bientôt 37 ans, Benjamin Urdapilleta incarne toujours l’expérience et le leadership au sein d’une équipe de l’USAP qui ambitionne de briller jusqu’à la fin de la saison.







