Le Stade Toulousain veut tourner la page de sa cuisante défaite contre Montpellier
Ce samedi après-midi à Ernest-Wallon, le Stade Toulousain reçoit Montpellier avec une mission claire : effacer l’humiliation subie au match aller. Le 20 septembre dernier, les Rouge et Noir avaient encaissé une lourde défaite 44-14 face aux Héraultais, un revers qui continue de hanter la Ville Rose.
Pour préparer ce choc, le staff toulousain a ressorti la vidéo de cette débâcle, utilisée comme levier psychologique. Joshua Brennan, qui avait vécu ce naufrage, témoigne de l’impact de ces images : « C’était notre pire défaite depuis cinq ou six ans, un match qui nous a vraiment marqués. On a encore pu le constater durant la semaine en revoyant les images de cette partie à la vidéo pour préparer le match retour. »
L’orgueil des cadres toulousains, parmi lesquels Thomas Ramos et Jack Willis, est piqué au vif. Paul Costes, le centre du Stade, incarne parfaitement l’état d’esprit du groupe : « Quand t’as pris 40 points au match aller et que t’es orgueilleux, t’as forcément envie de prendre une revanche au retour. »
Montpellier, malgré sa solide deuxième place au classement, présente un effectif largement remanié pour ce déplacement à Toulouse. Seul Alexandre Bécognée, titulaire lors du dernier succès à Clermont, figure de nouveau dans le XV de départ. Ce choix impose une pression considérable sur les habituels remplaçants montpelliérains face à une équipe toulousaine déterminée.
Jean Bouilhou, entraîneur des avants toulousains, met cependant en garde : il souligne la rigueur physique du MHR, redoutable en conquête et dans les ballons portés. Mais le message est clair au sein du Stade Toulousain : « Peu importe l’identité de l’adversaire, Toulouse veut imposer un rythme d’enfer dès le coup d’envoi pour étouffer toute velléité de récidive. »
Dans un Ernest-Wallon prêt à vibrer, les Rouge et Noir espèrent démontrer leur force avant les phases finales. Après la sévère correction subie à Bordeaux la semaine passée (44-20), un deuxième revers consécutif serait inacceptable pour le leader du championnat. Ce soir, Toulouse entend prouver que le 14 septembre n’était qu’une anomalie dans leur parcours.







