Anthony Belleau savoure pleinement son expérience à Northampton, au point de choisir de prolonger son aventure avec le club anglais plutôt que de revenir en France. Ce vendredi soir, le demi d’ouverture retrouvera même un club tricolore sur sa route, le Castres Olympique, lors d’un huitième de finale de Champions Cup.
Interrogé par L’Équipe, Belleau dresse un portrait positif de la dynamique des Saints cette saison : « On n’est pas surpris. La philosophie est similaire depuis quatre ou cinq ans. On joue, on gagne des matches. Cette saison, on a juste montré qu’on avait une profondeur d’effectif et nous avons répondu présents sur des matches où nous n’étions pas attendus. Je pense à ce match à Bath, je l’ai toujours en mémoire. C’était durant le Boxing Day, tous les médias britanniques pensaient qu’on allait perdre, on n’avait pas mis notre meilleure équipe, on sortait d’un gros bloc de matches, on est allé à Bath avec une équipe, je ne dirais pas remaniée, mais avec certains joueurs mis au repos. »
Il poursuit en soulignant la force de son collectif : « On a montré notre caractère, et on a réussi à décrocher une victoire fantastique (41-21). On a aussi gagné à Sale (49-23) où le club ne s’était pas imposé depuis six ou sept ans. Je pense que cette profondeur d’effectif est notre force, il y a aussi une émulation. »
Belleau affirme que Northampton vise haut cette saison, en jouant simultanément la Champions Cup et le championnat anglais : « Je dirai qu’on joue sur tous les tableaux, ce fut la même chose avec la Cup qu’on voulait gagner (Northampton a échoué aux portes de la finale), le centre de formation fonctionne très bien. Il y a des jeunes comme Archie MacParland qui remplace Alex Mitchell, blessé, et qui marche sur l’eau. Il y a aussi James Pater qui a fait un bon Tournoi des Six Nations avec les U20, il a notamment joué contre l’équipe de France. Et l’idée, c’est de jouer, tout, à fond. »
À propos du retour des internationaux anglais en club après le Tournoi des Six Nations, Belleau décrit un XV de la Rose abattu : « J’ai surtout senti le rugby anglais accablé. L’équipe d’Angleterre sortait quand même d’une série de 12 victoires d’affilée, elle était impressionnante dans le jeu et physiquement. Donc l’ambiance générale était morose. On faisait des débriefs après chacun de leur match, je ne la ramenais pas trop, mais bon, ça fait partie du jeu. Il y a quelques années, c’était l’équipe de France qui était dans cet état. Mais ça fait du bien d’être devant les Anglais. »







