La cour d’assises de la Charente a confirmé, dans la nuit, les condamnations prononcées en première instance contre Denis Coulson, Loïck Jammes et Rory Grice. Ces trois anciens joueurs du FC Grenoble ont été reconnus coupables de viol en réunion pour des faits datant de mars 2017 et encourent désormais des peines de prison allant de douze à quatorze ans.
Malgré les tentatives de la défense pour semer le doute sur la culpabilité des accusés, notamment en questionnant la lucidité de la victime sous l’emprise de l’alcool, le jury est resté inflexible. Marie-Dominique Boulard-Paolini, présidente de la cour, a justifié ce maintien des peines par la « gravité des faits et de l’absence d’évolution notable par rapport à la précédente décision ».
Les peines prononcées sont les suivantes : Denis Coulson et Loïck Jammes écopent de quatorze ans de prison, tandis que Rory Grice est condamné à douze ans de réclusion criminelle.
L’énoncé du verdict a suscité une forte émotion dans la salle d’audience. Si les proches de la victime ont vu leur douleur reconnue, les familles des condamnés ont pu échanger de brefs adieux à travers la paroi vitrée du box. La cour a sévèrement critiqué la ligne de défense, qualifiée de déni obstiné « contre vents et marées ».
Le combat judiciaire ne s’arrête pas là. À peine la sentence prononcée, les avocats des trois hommes ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation, dénonçant une justice « disproportionnée ». Corinne Dreyfus-Schmidt, avocate de Denis Coulson, s’est dite « abasourdie » par ce qu’elle considère comme « la répétition de sanctions excessives et disproportionnées ». Elle affirme que le dossier reste « fondamentalement excessif et injuste », estimant que la cour a davantage sanctionné une stratégie de défense que les faits eux-mêmes.







