Le Stade Toulousain affronte Bristol ce samedi avec Thibaud Flament en titulaire aux côtés d’Emmanuel Meafou. Le deuxième ligne international français s’est confié à La Dépêche à la veille de cette rencontre européenne inédite entre les deux clubs.
Flament anticipe un match intense face à une équipe anglaise très dynamique : « On sait que c’est une équipe qui va envoyer beaucoup de jeu, qui est très solide sur la conquête aussi, qui est très portée sur le jeu. Elle va s’appuyer sur ses atouts pour essayer de nous contrer. »
L’ancien joueur de Bristol connaît bien la formation anglaise, qu’il décrit comme « une équipe qui est toujours là » et qui réalise de bonnes saisons dans son championnat depuis plusieurs années. « Moi, quand j’y étais, c’était déjà une équipe qui était portée vers le jeu, qui se structurait beaucoup, qui faisait du gros recrutement, un beau centre d’entraînement. C’est un club qui est dans une bonne dynamique et je pense que ce n’est pas un hasard si on le joue ce week-end. »
Jamais opposé à Bristol, le Stade Toulousain voit dans cette confrontation une source supplémentaire de motivation. « Pour le coup, c’est ça qui est peut-être cool aussi sur la Coupe d’Europe, c’est de jouer une équipe qu’on n’a pas forcément l’habitude de jouer. Donc là, c’est l’occasion. Et puis aussi de jouer des matchs un peu différents, avec un enjeu qui est tout autre aussi. Mais c’est sûr qu’on ne les connaît pas trop, mais on a pu bien se préparer. On sait qu’ils vont tout envoyer. »
Sur le plan tactique, Flament insiste sur l’importance des fondamentaux : « On parle beaucoup de jeu, d’attaque, tout ça, mais le rugby, ça se gagne sur des basiques aussi. Et j’ai envie de dire surtout. On sait qu’on a un gros duel devant, sur la conquête. Ils ont une conquête qui est très sérieuse. Ils s’appuient beaucoup sur leurs touches pour aller marquer. Ils sont très peu contrés là-dessus. Donc, ça fait partie d’un des points sur lesquels il faudra être bons. »
Enfin, le deuxième ligne reconnaît que la récente élimination en demi-finale européenne reste une épine dans le pied du groupe : « Oui, ça fait partie des choses qu’on se dit. Après, il y a plusieurs leviers de motivation, bien sûr, mais c’est sûr que ça fait partie des choses qu’on se dit pour essayer de se rappeler ce que ça faisait de voir les autres jouer à la télé. C’est quelque chose qu’on n’a pas envie de revivre. »







