L’USAP a subi une lourde défaite ce samedi, s’inclinant 53-13 sur la pelouse de Montpellier en huitième de finale de la Challenge Cup. Une rencontre à sens unique qui a profondément frustré le staff catalan.
Nicolas Nadau, entraîneur de l’attaque de l’USAP, n’a pas caché sa déception dans les colonnes de *L’Indépendant*. Il critique notamment les essais « beaucoup trop facilement donnés » à l’adversaire et souligne un « jeu au pied calamiteux » ainsi qu’une « défense » défaillante.
« Au rugby, il faut aussi savoir se faire mal ! Ce n’est pas tout de se dire toute la semaine qu’on va jouer, qu’on va essayer de prendre des initiatives… Oui, on l’a bien fait pendant un quart d’heure », a-t-il déploré. Mais rapidement, selon lui, « tout se délite » : « la notion de combat se perd, la notion d’équipe se perd, le jeu collectif se perd totalement… » Cette série de « situations catastrophes » a engendré un « manque de sursaut d’orgueil » au sein du groupe, regrette l’entraîneur.
Face à cette désillusion, il rappelle que Montpellier est actuellement un véritable rouleau compresseur. « Montpellier, ça fait quand même deux, trois mois qu’ils mettent 40 pions à tout le monde. Est-ce qu’on doit être inquiets ? Dans ce cas-là, tout le Top 14 est inquiet ! » L’USAP sait « le chemin qu’on doit tracer, on sait le chemin qu’on doit atteindre », ajoute Nadau. « Montpellier, c’est une équipe qui s’est transcendée et transformée. C’est ce que nous devons être dans les semaines, les mois, les années à venir. »
L’USAP rencontrera de nouveau Montpellier dans quinze jours, cette fois en Top 14. Nadau lance un avertissement clair : « Tous les matches ont des enseignements pour nous, pour savoir avec qui repartir au combat notamment. On revient ici dans quinze jours, mais si on est résignés et qu’on accepte de se faire rouler dessus comme ça, ce n’est pas la peine de revenir ! » Il espère un « autre visage », au moins dans la combativité, car « cet après-midi, c’était pauvre. On n’a pas fait trois séquences… On n’a pas fait un match collectif. »
Enfin, en réaction à cette gifle, l’USAP a décidé de ne pas accorder de semaine de vacances à ses joueurs. « Pas de vacances. On va travailler toute la semaine. On reste sur le plan qu’on s’était donné si on se qualifiait. Là, on va leur laisser dimanche et lundi, et on va revenir mardi pour expliquer le pourquoi et le comment, et pour échanger ensemble sur les manquements », a détaillé Nadau. « On doit répondre tous ensemble à certaines questions. »







