Le choc entre l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) et le Stade Toulousain, prévu ce dimanche à 16 heures au stade Chaban-Delmas, s’annonce intense, avec un facteur récupération qui pourrait s’avérer déterminant.
En effet, l’UBB, sortie victorieuse de son huitième de finale contre Leicester sur un score fleuve de 64-14 dimanche dernier, bénéficiera d’un jour de repos en moins que Toulouse, qui a dominé Bristol dès le samedi (59-26). Ce décalage de 24 heures, bien que discret, représente un handicap non négligeable à ce niveau d’exigence, surtout face à une équipe aussi exigeante que celle de la Ville rose.
Interrogé à ce sujet, le pilier gauche bordelais Jefferson Poirot a relativisé en soulignant les réalités de la compétition : « Ça ne nous agace pas mais c’est vrai que ce sont les aléas de cette Coupe d’Europe où l’on prend un côté très difficile en étant premiers. On a fini premier l’an dernier, on a décroché le titre de champion d’Europe, et on s’est déplacé en Afrique du Sud… Il n’y a pas forcément de chemin facile mais c’est ce qui rend aussi l’aventure plus belle. »
Malgré ce handicap en termes de récupération, l’UBB conserve un atout de poids : le soutien de son public au stade Chaban-Delmas. En terminant première de leur poule, les Girondins disputeront leur quart de finale à domicile et garderaient cet avantage sur le terrain en cas de qualification pour les demi-finales. Ce soutien populaire pourrait bien compenser la fatigue accumulée lors du récent succès.
Reste une question en suspens : pourquoi l’EPCR ne programme-t-elle pas les matches des équipes du même tableau le même jour, afin d’éviter ce type de décalage et les inégalités qui en découlent ? Une interrogation qui attend toujours sa réponse à l’heure de ce rendez-vous capital.







