Alors que le prince Abdulaziz bin Turki al-Faisal, ministre des Sports saoudien, avait exprimé publiquement son intérêt pour l’organisation de la Coupe du monde de rugby 2035, l’Arabie saoudite a finalement décidé de renoncer à sa candidature.
Selon le Guardian, Ryad ne déposera pas de dossier avant la clôture de la procédure en octobre prochain, marquant un changement majeur dans la stratégie sportive du royaume.
### L’Arabie saoudite se retire de la course, le PIF revoit ses priorités
Ce revirement illustre un abandon de l’offensive ambitieuse menée par l’Arabie saoudite dans le sport mondial ces dernières années. Après avoir investi massivement dans le football, le golf ou la Formule 1, le pays semble désormais privilégier une rationalisation de ses dépenses, sous la houlette du Fonds d’investissement public (PIF).
### Un changement de stratégie financière
La décision d’abandonner la candidature découle d’une nouvelle orientation stratégique du PIF. Yasir al-Rumayyan, à la tête du fonds souverain, a récemment expliqué :
« La guerre peut exercer une pression supplémentaire pour redéfinir certaines priorités. »
Cette décision aurait été prise en interne dès fin février, avant l’aggravation des tensions régionales, témoignant d’une volonté claire de stabiliser les engagements financiers du royaume.
### La voie libre pour l’Argentine, le Japon et l’Espagne
Avec le retrait de l’Arabie saoudite, la course à l’organisation du Mondial 2035 s’ouvre à d’autres nations, qu’elles soient historiques ou émergentes dans l’ovalie. World Rugby, qui désignera son candidat privilégié en mai 2027, voit désormais trois prétendants sérieux se détacher :
– **L’Argentine :** qui rêve d’accueillir sa première Coupe du monde.
– **Le Japon :** désireux de réitérer le succès populaire de l’édition 2019.
– **L’Espagne :** candidat surprise qui souhaite capitaliser sur la croissance du rugby dans la péninsule.
Après les États-Unis en 2031, l’hôte de 2035 sera officialisé à l’automne 2027 lors du Mondial en Australie. Pour World Rugby, l’absence de l’Arabie saoudite écarte certes une puissance financière colossale, mais garantit une compétition ancrée dans des terres plus traditionnelles du rugby.







