Samedi soir, Toulouse a largement dominé Castres lors de la 21e journée du Top 14, mais la rencontre a surtout été marquée par une polémique arbitrale autour d’un carton jaune infligé au demi de mêlée castrais, Santiago Arata.
Ce dernier a été sanctionné pour un plaquage jugé dangereux sur le centre toulousain Santiago Chocobares. Or, l’angle vidéo révèle que Chocobares aurait pris une impulsion pour tenter de passer au-dessus d’Arata, une action strictement interdite.
L’arbitre central, dans un premier temps, semblait prêt à punir le Toulousain pour ce saut. Toutefois, après intervention de l’arbitre vidéo, qui a estimé que Chocobares n’a pas sauté mais a été retourné par le plaquage, la décision est tombée : carton jaune pour Arata.
Cette sanction suscite le désaccord de plusieurs observateurs. Interrogé par Canal+, le consultant rugby Nans Ducuing conteste fermement la décision : « C’est un cas qui fait débat. Pour moi, Santiago Chocobares prend une impulsion et il saute. C’est interdit. Donc si je me mouille, je dirais pénalité contre Chocobares car il prend appui pour passer au-dessus et Arata est quand même très bas, il fait l’effort d’encercler mais c’est très dur pour lui car les jambes basculent. C’est le joueur qui se met en danger tout seul selon moi. Donc pour moi, je ne suis pas d’accord. L’arbitre est tatillon car il dit que le toulousain a encore le pied au sol au moment du plaquage. »
De son côté, l’ancien international et capitaine toulousain Thierry Dusautoir déplore l’ambiguïté du carton jaune infligé à Arata : « Ce que je ne comprends pas, c’est le raisonnement. J’ai l’impression qu’il saute et s’il saute c’est une pénalité contre Chocobares. Et s’il ne saute pas c’est un plaquage qui vaut un rouge. Je ne comprends pas quelle est la circonstance atténuante qui amène le carton jaune ou alors ça n’a pas été expliqué. C’est plutôt le raisonnement que je ne comprends pas. Il ne décolle pas mais je pense qu’il a déjà pris une impulsion. Si le plaquage est dangereux, c’est carton rouge. »
Cette controverse souligne une nouvelle fois les difficultés à arbitrer certaines phases de jeu en Top 14, entre appréciation subjective du danger et interprétation des actions au ralenti.







