La polémique qui embrase le Tarn depuis samedi soir ne faiblit pas, mais les deux principaux protagonistes ont d’ores et déjà tenté d’apaiser les tensions.
Santiago Chocobares, centre international du Stade Toulousain, est revenu sur l’action décisive qui a valu un carton jaune à son compatriote sud-américain Santiago Arata et scellé le sort du derby face au Castres Olympique (25-42).
Alors que le CO menait encore d’un point à l’heure de jeu, le choc entre le centre des Pumas et le demi de mêlée uruguayen a fait basculer la rencontre. Sanctionné pour un plaquage qualifié de « à retournement » par l’arbitre Jérémy Rozier, Arata a laissé son équipe en infériorité numérique pendant dix minutes cruciales, durant lesquelles les Toulousains ont inscrit deux essais décisifs.
Malgré l’ampleur de la chute et l’enjeu du match, Chocobares a cherché à dédramatiser l’incident. Conscient de la controverse autour de la décision arbitrale, notamment sur la question de savoir s’il avait sauté au moment de l’impact, le Toulousain a préféré remettre l’action sur le compte de la rapidité du jeu.
Il s’est confié dans des propos rapportés par La Dépêche : « L’action ? Ça allait trop vite. On a parlé avec Santi après, parce que je le connais. Mais voilà, c’est une action de jeu, ça allait trop vite. »
Cette explication mesurée contraste avec le séisme provoqué par la décision de M. Rozier. Si l’arbitre avait initialement suspecté un saut de Chocobares — un geste interdit par le règlement —, il s’est finalement rangé à l’avis de la vidéo en sanctionnant le défenseur castrais.
Une décision lourde de conséquences : pour la première fois en sept ans, le Stade Toulousain s’est imposé sur la pelouse de Pierre-Fabre, repartant même avec le point de bonus offensif.
Pour Chocobares et les « Rouge et Noir », ce succès met fin à une malédiction en terre castraise. Pour Arata et le CO, il laisse un goût d’injustice que les mots apaisants du centre argentin auront sans doute du mal à effacer totalement dans le vestiaire olympien.







