Le débat sur la mixité dans le rugby français s’enflamme. Thomas Portes, député de la France Insoumise, a vivement dénoncé l’absence de diversité dans ce sport. Souvenant de son enfance, il souligne qu’il jouait au rugby presque exclusivement avec des joueurs blancs, tandis que le football affichait, dans la même ville, une mixité sociale bien plus marquée.
« J’ai joué depuis que je suis petit au rugby et on était quasiment que des blancs. Tu faisais 100 mètres, tu allais voir le club de football et c’était beaucoup plus mélangé, et cela dans la même ville. J’ai grandi avec ce discours disant que le rugby c’est les valeurs. Il y a des valeurs dans tous les sports et ce n’est pas propre au rugby. À partir du moment où tu fais un sport collectif, c’est un sport de solidarité avec des valeurs, le respect de l’arbitre et tout ce qui va avec. Le rugby a aussi véhiculé cette image de mecs gaillards, solides, l’image masculiniste », explique-t-il.
Le député critique également la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde 2023 en France, jugée caricaturale, notamment la scène avec Jean Dujardin arborant la baguette, le marcel et la moustache. « C’est bon quoi ! C’est caricatural ! Regarde le Top 14 : tu as une mixité internationale incroyable, tu as des joueurs qui viennent des quatre coins du monde, de toutes les couleurs de peau, de toutes les religions. Ce n’est pas du tout cela ! Il y a des clubs de rugby, comme celui de Toulon à la grande époque avec les Coupes d’Europe, il y avait peut-être deux français dans la composition de départ et c’était ça la réalité ! »
Cette prise de position n’est pas restée sans réponse. Jean-Baptiste Aldigé, président du Stade Niçois, a riposté sur Twitter avec un message cinglant : « Oui oui… ton niveau, ton papa entraîneur qui essayait de te faire jouer et même te surclasser (le fameux ascenseur social) on s’en souvient… ton nez aussi 😉 ».
Le débat sur la diversité dans le rugby français est lancé, confrontant l’image traditionnelle d’un sport perçu parfois comme réservé à une certaine élite à la réalité d’un Top 14 cosmopolite et professionnel.







