La demi-finale entre l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) et Bath, remportée par les Girondins sur le score de 38-26, a suscité une vive polémique outre-Manche. Plusieurs médias et consultants anglais accusent la réalisation française d’avoir délibérément occulté des images controversées, soupçonnées de protéger les joueurs bordelais.
**Des ralentis « disparus » selon les Anglais**
Le camp de Bath et la presse britannique dénoncent l’absence de certaines séquences montrant des plaquages hauts et des chocs tête contre tête impliquant le joueur Alfie Barbeary. Johan van Graan, le manager de Bath, a exprimé sa frustration de ne pas avoir eu accès à tous les angles de vue sur les écrans géants du stade. Ces suspicions laissent entendre que ce manque de visibilité aurait influencé l’arbitrage, empêchant ainsi des sanctions contre les joueurs de Yannick Bru.
**France Télévisions réaffirme sa transparence**
Face à ces accusations, Cédric Beaudou, rédacteur en chef du service rugby de France Télévisions, dément toute manipulation. Dans une déclaration relayée par *Le Parisien*, il rappelle que l’arbitre vidéo (TMO) travaille en étroite collaboration avec la réalisation, directement depuis le car régie.
Il explique :
*« Il a donc face à lui un mur d’écrans. »*
Concernant les relations entre les arbitres et l’équipe technique, il insiste :
*« Il a accès à toutes les images. Lorsqu’il veut revoir une action, le car vidéo se met à sa disposition. Il peut choisir l’angle, la vitesse où on lui passe le ralenti, et on lui fait même parfois du image par image. On est aux ordres. Il faut être clair : c’est impossible de cacher une image à l’arbitre vidéo. »*
**Les contraintes du direct expliquées**
Si certaines images n’ont pas été diffusées lors de la retransmission, Cédric Beaudou attribue ce fait à la vélocité du jeu plutôt qu’à une volonté de dissimulation.
Il souligne la difficulté pour les opérateurs de gérer chaque séquence en temps réel :
*« On essaie de montrer ce que l’on peut. Nous avons des opérateurs ralenti qui passent leur match à découper des séquences pour ensuite pouvoir les rediffuser le plus rapidement possible. Les actions vont tellement vite, imaginez le nombre de plaquages qu’ils ont à suivre. »*
Enfin, il invite les consultants anglais critiquant la réalisation à mieux comprendre les coulisses techniques :
*« J’ai un très grand respect pour les consultants qui connaissent le rugby par cœur, mais ont-ils été formés à la manière dont fonctionne un car vidéo en plein match ? Peut-être devraient-ils venir suivre une rencontre avec nous. »*
L’EPCR a par ailleurs confirmé que l’arbitre vidéo dispose de deux flux simultanés — un en direct et un autre avec léger différé — lui permettant de vérifier de façon autonome tout incident suspect, garantissant ainsi l’intégrité de l’arbitrage.







