Après une performance magistrale contre Bath (38-26), l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) s’est qualifiée pour une deuxième finale consécutive de Champions Cup. Au cœur de ce succès, un joueur se détache : Maxime Lucu. Son influence grandissante soulève désormais un débat sur la hiérarchie des demis de mêlée en France.
### L’ombre d’Antoine Dupont s’estompe-t-elle ?
Alors qu’Antoine Dupont peine à retrouver son niveau d’avant sa blessure au genou, Maxime Lucu s’impose comme le demi de mêlée le plus en vue du championnat. Malgré la concurrence de talents comme Nolann Le Garrec ou Baptiste Serin, le capitaine girondin semble avoir franchi un cap décisif.
Le consultant Dimitri Yachvili, tout en reconnaissant le talent exceptionnel du Toulousain, souligne l’efficacité remarquable de Lucu. Il a confié à RMC Sport :
« Antoine Dupont a des superpouvoirs que personne n’a. Mais puisque Maxime Lucu est très bon et évolue dans une équipe qui est en finale de la Champions Cup pour la deuxième fois de suite, c’est probablement le plus performant actuellement. »
### Un leader aux statistiques « incroyables »
Désigné homme du match face à Bath, Lucu se distingue par une activité défensive remarquable, avec 15 à 18 plaquages par rencontre, une rare intensité pour un demi de mêlée. Son leadership et sa précision au pied font de lui la pièce maîtresse du système tactique de Yannick Bru.
Le manager de l’UBB loue son âme de capitaine et détaille ses performances impressionnantes :
« Sa voix compte énormément : il incarne le leadership de l’équipe. Et son jeu au pied a été, une fois de plus, tout simplement fantastique. Je pourrais passer une heure avec vous pour vous expliquer à quel point il est important pour notre équipe. Un match de Max, c’est environ 20 plaquages, 12 kilomètres parcourus, 80 actions. C’est tout simplement incroyable. Il est d’abord le roi du Pays basque, puis le roi de Bordeaux. »
Originaire de Saint-Pée-sur-Nivelle, la finale du 23 mai à Bilbao aura une saveur particulière pour Lucu, presque à domicile. Face au Leinster, il aura l’opportunité de confirmer qu’il est bien plus qu’un simple remplaçant de luxe en équipe de France : un véritable patron en club.







