Le centre international français Gaël Fickou s’est livré avec une franchise rare lors d’un entretien accordé au podcast Rugby Confidential. Le futur joueur du Rugby Club Toulonnais a évoqué divers sujets, allant de l’analyse vidéo à sa technique de plaquage, en passant par les progrès du pack du Racing 92 et son aversion pour les matchs programmés le dimanche soir.
« J’ai fait trois heures de vidéo », a admis le joueur du Racing 92 en revenant sur la défaite de son équipe contre La Rochelle et le fameux drop manqué d’Ugo Seunes. « C’était très très dur. Je connais le match par cœur. » Selon lui, le jeune ouvreur n’était pas loin de réussir un geste exceptionnel : « Si le drop de Seunes passe, c’est un génie. Mais il est loin, on aurait dû se rapprocher un peu plus, elle est difficile à tenter. La situation demandait autre chose. On s’est un peu précipité, on aurait dû prendre plus de temps. »
Fickou a également détaillé sa manière particulière de défendre : « Je plaque très peu bas sauf si je suis pris de vitesse et que je suis en poursuite. Sinon, 90% de mes plaquages sont hauts pour bloquer le ballon. » Cette technique, développée au fil de sa carrière à Toulouse, au Stade Français et au Racing, vise à limiter les passes après contact. « Je ne dis pas que c’est la meilleure façon de plaquer, mais c’est la mienne en tout cas. Ces plaquages permettent d’éviter les passes après contact. » Face aux joueurs les plus puissants du Top 14, il adapte toutefois sa méthode : « Mais parfois tu n’as pas le choix. Quand tu es face à des Skelton, Atonio ou Taofifenua, si tu ne les prends pas bas, tu finis derrière la ligne. »
Concernant le pack du Racing 92, souvent critiqué ces dernières années, le centre voit un vrai progrès : « On a été critiqués pendant des années sur notre mêlée, mais on est en train de rectifier le tir dans ce secteur. » Pour lui, cette force collective pourrait être un atout majeur pour les phases finales : « On a un pack très lourd, on est très puissant et il faut s’en servir. Sur des phases finales, ça peut nous aider. »
Enfin, Gaël Fickou n’a pas caché son agacement face à la programmation des matchs le dimanche soir. « Jouer le dimanche ce n’est pas ouf. Ça décale toute ta semaine, tu as moins de temps pour te préparer la semaine d’après. Là on joue Toulon dans six jours. On a fait que de la vidéo lundi et tu commences seulement à t’entraîner mardi. Tu as un jour de moins d’entraînement. » Il décrit l’attente avant ce type de rencontre comme particulièrement pesante : « Le samedi, tu t’ennuies car tous tes potes t’envoient des messages et toi tu es à la maison, tu regardes The Voice. Le dimanche soir, c’est long. Le samedi soir je me couche très tard, à 1h ou 2h du matin. J’ai regardé des séries et des films. Et comme ça le dimanche je me réveille le plus tard possible sinon la journée est interminable. Tu te réveilles à 8h00, il faut attendre jusqu’à 21h00… »
Reconnu pour son franc-parler, Gaël Fickou a une nouvelle fois livré une interview sincère et approfondie, mêlant analyses rugby précises et anecdotes du quotidien. Cette authenticité devrait rapidement conquérir le public toulonnais à l’approche de la saison prochaine.






