Ancien deuxième ligne du Biarritz Olympique, Jérôme Thion se livre avec franchise sur son après-carrière, dévoilant un parcours loin des sentiers battus.
Aujourd’hui consultant apprécié à la télévision, l’ex-international français explique pourquoi il n’a jamais envisagé de se tourner vers le coaching. « Parce que je pense que je n’en ai pas les capacités, je n’ai peut-être pas la fibre pour pouvoir entraîner. Je n’ai jamais été spécialement intéressé par cet aspect-là. Je n’ai jamais cherché à avoir des diplômes », confie-t-il lors d’un entretien accordé à Midi Olympique. Une honnêteté rare dans le monde du rugby professionnel, où la carrière d’entraîneur est souvent une évidence pour les anciens joueurs.
La transition vers la vie après le rugby n’a pas été simple. Comme beaucoup de sportifs de haut niveau, Jérôme Thion reconnaît que cette période est « toujours compliquée ». Toutefois, il estime avoir eu la chance d’anticiper ce changement : « J’ai eu la chance d’être bien entouré et d’anticiper les choses et de pouvoir me projeter assez rapidement sur des études et sur certaines choses. Mais malgré ça, oui, c’est toujours très compliqué de basculer du monde professionnel à un monde où on n’a plus les mêmes codes, où il faut se réadapter. Oui, ça a toujours été une période compliquée. »
Dès la fin de sa carrière, il se remet aux études et obtient un master en management. « J’ai fait un master en management juste après avoir arrêté. Et puis ensuite, j’ai fait des affaires avec des partenaires », explique-t-il, préparant ainsi progressivement sa nouvelle vie loin des terrains.
Aujourd’hui, Jérôme Thion mène plusieurs activités, conciliant entrepreneuriat et médias. « Aujourd’hui, je suis toujours gérant d’un restaurant à Anglet. J’ai aussi une vieille ferme qu’on a rénovée du côté d’Itxassou, où on accueille des vacanciers et puis après je travaille pour Canal », détaille-t-il. Cette double casquette lui permet de trouver un équilibre entre ses passions.
S’il est aujourd’hui à l’aise devant les caméras, ses débuts comme consultant n’ont pas été évidents : « C’est quelque chose qui n’a pas été spécialement facile au début, mais j’ai eu la chance d’être bien entouré lorsque j’ai commencé chez Eurosport où on m’a laissé le temps de pouvoir grandir et progresser avec des garçons comme Olivier Canton ou Nicolas Delage. Ils m’ont donné confiance au fil des matchs. Aujourd’hui, ça me plaît et je me sens à l’aise. »
Avec cette reconversion réussie, Jérôme Thion s’impose désormais comme une voix reconnue du rugby à la télévision, tout en cultivant ses liens avec le Pays basque et ses projets personnels.







