Samedi à Bilbao, l’Union Bordeaux-Bègles jouera pour la première fois de son histoire face au Leinster, dans une finale européenne inédite. Un duel jamais vu entre ces deux équipes, qui suscite déjà un débat brûlant dans le monde du rugby : l’UBB peut-elle vraiment assumer son statut de favorite ?
Pour de nombreux observateurs, Bordeaux-Bègles semble venir avec plus de certitudes. Le jeu développé cette saison, les résultats sur la scène européenne et la dynamique actuelle placent naturellement les Girondins parmi les principaux prétendants au titre.
Éric Bonneval, ancien international français, balaie d’un revers de main toute inquiétude liée à cette pression de favori dans une interview accordée à Ici Gironde : « Être favori, c’est quand même mieux qu’être le dernier de la classe. Si on l’est, c’est que le jeu donne cet avantage. » Il souligne également que cette équipe bordelaise a désormais la maturité nécessaire pour gérer un événement de cette envergure : « Je mets sur Bordeaux, bien sûr. Ils ont des armes redoutables. »
Même analyse du côté de Paul Couet-Lannes, ancien joueur, qui considère l’UBB à son apogée avant cette finale : « Si l’UBB est à son prime, ça va dérouler. » Mais il avertit également que le Leinster reste une machine redoutable : « Les 20 premières minutes seront déterminantes. Ils ont une structure de jeu clinique, il faudra gérer les temps faibles avec intensité. »
Éric Bonneval tempère toutefois les excès d’optimisme : « Une finale, ce n’est jamais gagné. » Selon lui, le principal défi sera d’ordre psychologique : « Être favori, il faut le gérer. »
Malgré cela, l’ancien centre est convaincu que le groupe bordelais est pleinement concentré sur l’objectif : « Ils sont à 100 % focalisés sur cette finale. Ce sont des semaines extraordinaires où tout le monde est à 8000 %. »
L’Union Bordeaux-Bègles devra désormais transformer ce statut de favori en véritable force, pour ne pas laisser peser cette étiquette comme un poids le jour J.







