Absent plusieurs semaines après une opération d’une hernie cervicale, Régis Montagne se rapproche enfin du terrain. Le pilier droit de l’ASM Clermont Auvergne s’est entraîné à pleine intensité ce mercredi et pourrait être retenu pour la réception du Racing 92, programmée le 31 mai prochain.
Dans une interview accordée à Midi Olympique, le joueur s’est longuement exprimé sur cette période difficile et son retour progressif à la compétition.
**Régis Montagne retrouve finalement le rythme**
Après une longue rééducation, Montagne savoure le simple fait de pouvoir s’entraîner normalement. « C’était mon premier entraînement à plein régime ! Cela fait du bien de m’entraîner à 100 %, parce que je suis avec le groupe depuis trois semaines et j’ai repris un peu à demi-teinte », confie-t-il.
Le Clermontois souligne la difficulté de gérer ce retour sans précipitation : « C’est dur de connaître la limite et de ne pas aller trop vite, trop fort. Donc là, cela me fait vraiment du bien. »
**“Je reviens d’assez loin”**
Physiquement, les premières semaines post-opération ont été éprouvantes. « Au début, c’était le travail sur les cervicales, parce que franchement, je reviens d’assez loin. J’avais peu de force au tout début », explique-t-il.
Montagne tient à saluer le travail du staff médical clermontois, qui a accompagné son retour pas à pas : « Avant de retrouver ma force, cela a mis un peu de temps, surtout que c’est frustrant parce qu’on ne peut pas forcer dès le début. On est obligé d’attendre l’accord du chirurgien, l’accord des kinés, l’accord du médecin, et ainsi de suite. Et après, j’ai eu de la chance de pouvoir vite recourir et d’avoir été bien accompagné là-dessus. »
Il détaille également la progression méthodique des entraînements, notamment les mêlées, montées progressivement de 2 contre 1 à 8 contre 8 : « On m’a mis dans les meilleures conditions pour que je me sente bien. Cela n’a pas été plus dur que ce que ça devait être. »
Un hommage particulier est rendu à Anthony Copttour, le kinésithérapeute, « qui a fait un superbe travail. Franchement, il y a des jours à sept heures du matin, je ne suis pas sûr qu’il avait bien envie de me voir, mais il l’a fait pour moi. »
Cette coupure forcée, malgré les frustrations, a aussi permis au joueur de souffler mentalement après une succession de saisons au rythme effréné : « J’avais beaucoup enchaîné, entre les saisons complètes à Grenoble, complètes et mon arrivée à Clermont. Je n’ai pas eu beaucoup de vacances. Mais je ne regrette rien de ce qui s’est passé. Franchement, j’ai eu de beaux moments pendant mes saisons. J’ai vraiment profité. Ça m’a fait du bien aussi mentalement, je pense, de me retirer un peu et de me concentrer plutôt sur moi-même que sur le reste. Cela m’a permis de bien me régénérer et de travailler en profondeur sur certains domaines. »
Il confie aussi sa frustration d’avoir manqué la victoire face à Toulouse : « C’est frustrant, parce que quand on est dans les tribunes ou chez soi, on ne peut pas faire grand-chose. Mais on ne sait pas ce qui se serait passé si j’avais été là. Donc je l’ai un peu savouré comme un supporter et non comme un joueur. C’est frustrant, mais il nous reste deux beaux matchs à jouer et j’espère plus. »
**Le Racing 92 dans le viseur**
Regardant désormais vers la fin de saison, Montagne se projette sur ce rendez-vous crucial face au Racing 92 : « C’est le moment où il va y avoir le plus de pression, mais je pense qu’on joue tous au rugby pour ces matchs-là. Donc, bien sûr que j’ai hâte et que j’ai envie de le faire. »
Il n’éprouve aucune crainte concernant ce retour au combat face au puissant pack francilien : « L’envie a pris le dessus sur la peur ou l’appréhension. »
Enfin, le pilier souhaite inverser la tendance face à cette équipe contre laquelle il n’a encore jamais remporté de match : « Je les ai joués trois fois et je n’ai pas encore gagné un match contre eux, donc il va falloir que cela s’arrête (rires) ! »







