À Bordeaux, la fête bat son plein trois jours après le doublé européen de l’UBB. Après leur deuxième sacre consécutif en Champions Cup face au Leinster (41-19), les joueurs bordelais prolongent les célébrations, offrant aux réseaux sociaux des images d’une ambiance survoltée.
Matthieu Jalibert l’avait annoncé dès la finale : « Nous allons profiter de tout ça jusqu’à mardi, je ne vais pas vous mentir… » Sa promesse est tenue. L’ouvreur bordelais, Maxime Lucu et plusieurs coéquipiers se sont publiquement affichés en pleine chorégraphie sur « Pilé », le tube de Mauvais Djo, reprenant en chœur un message clair à l’attention des détracteurs : « Où sont passés ceux qui nous disaient de faire la queue ? Empilés, empilés, empilés… »
Mais c’est surtout Ben Tameifuna qui s’impose comme la star des festivités. Le pilier tongien enchaîne les vidéos déjantées depuis le triomphe, notamment une séquence devenue virale où il circule dans Bordeaux sur son vélo-cargo, toujours vêtu de son maillot de finale, trois jours après la victoire.
Adam Coleman, le deuxième ligne australien, partage ce fétichisme du maillot. Lui aussi reste en tenue de match, mais se fait remarquer surtout par un nouveau tatouage réalisé pendant les réjouissances. Sur le haut de sa cuisse apparaît désormais l’inscription symbolique : « Conquête. Défense. Ruck ! »
Ces festivités XXL ont reçu l’aval du manager bordelais Yannick Bru, qui avait délibérément accordé plusieurs jours de liberté au groupe : « Deux grosses journées de festivités, une troisième pour éteindre l’incendie. » Il exprimait ainsi son souhait de laisser ses joueurs pleinement « profiter de ces moments. »
Mais place bientôt au retour au sérieux : l’entraînement reprend ce mercredi pour préparer le déplacement à Toulon, dimanche prochain. Car malgré cette immense euphorie européenne, la qualification de l’UBB pour les phases finales du Top 14 reste encore en suspens.







