Le Stade Toulousain devra patienter jusqu’au 7 juillet avant de connaître son sort définitif. Mardi, le club haut-garonnais a été auditionné par la commission de discipline du Salary Cap de la Ligue Nationale de Rugby (LNR), qui a choisi de reporter sa décision après la finale du Top 14 pour éviter toute interférence avec la phase finale du championnat.
Plus de trois heures d’audition
Le président Didier Lacroix, accompagné de la directrice juridique Camille Battut, du directeur exécutif Philippe Gabaudan et de l’avocat Maître Bruno Cavalié, s’est présenté au siège de la LNR pour une audition qui a duré plus de trois heures. À leur sortie, les dirigeants toulousains sont restés silencieux, ne dévoilant aucun détail sur le contenu des échanges.
Cette procédure fait suite au rapport du Salary Cap Manager Samuel Gauthier, pointant plusieurs infractions présumées sur les quatre dernières saisons.
Plusieurs griefs examinés
Le Stade Toulousain est notamment visé pour des supposés « manquements à l’obligation de transparence et de coopération » entre les saisons 2021-2022 et 2024-2025. Le rapport soulève également un possible « dépassement du plafond du Salary Cap » sur les exercices 2021-2022, 2022-2023 et 2024-2025.
Un dossier en particulier a retenu l’attention : le contrat liant le troisième ligne Anthony Jelonch à la société 3S-Alyzia. Selon les éléments présentés, le club a admis ne pas avoir déclaré certains droits à l’image du joueur lors des saisons 2023-2024 et 2024-2025, alors que cette entreprise était partenaire du Stade Toulousain. Toutefois, Toulouse conteste fermement les accusations selon lesquelles Anthony Jelonch n’aurait réalisé « aucune prestation pour cette entreprise ».
Le dossier des primes de titre scruté de près
Autre point sensible : les primes de titre versées par le club. La réglementation de la LNR autorise une enveloppe de 500 000 euros à être exonérée du Salary Cap, sous réserve de conditions administratives strictes. C’est précisément sur l’interprétation de ces règles que s’opposent aujourd’hui le Stade Toulousain et la Ligue. Le club affirme être en conformité, tandis que la LNR estime que certaines conditions n’auraient pas été respectées.
Une amende proche des 5 millions d’euros en jeu
Le volet financier pourrait s’annoncer particulièrement lourd. Déjà sanctionné par le passé dans le dossier Cheslin Kolbe et contraint à verser 1,3 million d’euros lors de la médiation liée au transfert de Melvyn Jaminet, le Stade Toulousain s’expose cette fois à une sanction bien plus sévère.
D’après les dernières informations, la LNR plaiderait pour une amende d’environ 5 millions d’euros, conformément aux recommandations du Salary Cap Manager.
La décision officielle de la commission de discipline est désormais attendue avec impatience pour le 7 juillet prochain.







