Montpellier en route vers un second titre de champion de France ?
Quatre ans après son premier sacre historique, Montpellier Rugby Hérault (MHR) semble prêt à revivre un scénario similaire. Actuellement deuxième du Top 14, à seulement deux journées de la fin de la phase régulière, et fort d’une récente victoire en Challenge Cup, le club héraultais confirme sa montée en puissance et rappelle l’équipe surprise championne en 2022.
Une dynamique qui fait écho au passé
À Montpellier, les parallèles avec la saison du premier titre s’imposent naturellement. Gabriel Ngandebe, ailier présent lors du sacre, ne cache pas son sentiment : « Quand les performances s’enchaînent, ça rappelle des souvenirs. » Même constat partagé par Joan Caudullo, un membre clé de l’encadrement : « Dans l’énergie et l’envie des joueurs, ça ressemble à 2022. »
Comme il y a quatre ans, le MHR a connu un début délicat avant d’enchaîner les victoires et de gagner en confiance. La montée en puissance est même spectaculaire : après avoir pointé à la 11e place début novembre, Montpellier a remporté 20 de ses 23 derniers matchs toutes compétitions confondues.
Une équipe en constante progression
Jean-Baptiste Elissalde, membre du staff champion en 2022, confirme ce parallèle évident : « Ils vivent un truc incroyable donc il faut qu’ils en profitent. Comme nous à l’époque, les joueurs ont pris confiance. Quand tu gagnes, tout est plus simple, tu te lâches, tu tentes des choses. » L’ancien demi de mêlée souligne aussi la résilience du groupe : « Cette saison, Montpellier n’a pas non plus lâché un match et cela a fini par basculer en sa faveur. »
Les fondations restent solides
Si le style de jeu a évolué, certains piliers demeurent. Montpellier affiche aujourd’hui la meilleure défense du Top 14, s’appuyant sur un pack solide et combatif. Jean-Baptiste Elissalde met en avant cette agressivité défensive : « Ce que l’on retrouve aujourd’hui, c’est leur solidité en défense et en conquête. La défense de Geoffrey Doumayrou est très bonne, avec cette même volonté d’agresser l’attaque. »
Du côté d’Alexandre Ruiz, l’analyse complète ce constat : « Leur mêlée est redoutable. Elle gagne des pénalités et permet d’aller chercher des pénaltouches dans le camp adverse. Et ils sont cliniques sur leurs touches offensives. »
Le vrai test reste à venir
Malgré ces similitudes avec 2022, le manager Joan Caudullo appelle à la prudence. Il rappelle que l’équipe championne comptait davantage de leaders expérimentés : « En 2022, l’équipe avait plus de leaders expérimentés. Nous, on a des mecs qui sont en train d’émerger. Est-ce que ça suffira pour gagner des matches couperets ? »
Même prudence chez Yacouba Camara qui tempère l’enthousiasme : « Dans l’atmosphère du groupe, la dynamique, la volonté d’aborder chaque match comme une bataille, il y a des similitudes avec 2022. Mais on fera une interview plus longue là-dessus si on gagne le titre. Pour l’instant, on en est loin. »
Une chose est sûre : à l’image du Montpellier champion en 2022, cette équipe avance discrètement mais sûrement. Plus le temps passe, plus elle s’affirme comme un candidat sérieux au Bouclier de Brennus.







