
L’association entre Matthieu Jalibert et Romain Ntamack était l’une des principales curiosités de la tournée estivale du XV de France.
Alignés ensemble face à l’Australie, les deux ouvreurs ont convaincu une grande partie des observateurs.
Pour Patrick Arlettaz, en revanche, leur complémentarité n’a jamais été un sujet de doute.
« Certains pouvaient en douter, pas moi »
Interrogé sur la prestation du duo tricolore, l’entraîneur de l’attaque des Bleus a affiché sa satisfaction, tout en estimant que cette association possède encore une importante marge de progression.
Patrick Arlettaz n’a jamais douté de leur capacité à évoluer ensemble :
« J’ai trouvé ça plutôt bien, mais peut mieux faire. Ça nous ouvre des perspectives intéressantes, il y a une bonne connexion entre les deux. Certains pouvaient en douter, pas moi. Ce sont deux garçons intelligents, qui parlent le même rugby. Ils trouvent du plaisir à jouer ensemble donc je ne vois pas pourquoi ça ne se passerait pas bien. »
Le technicien rappelle également que le fonctionnement du XV de France favorise ce type d’association.
Il explique pourquoi leur entente lui semblait naturelle :
« On a un système à part (avec deux ouvreurs sur le terrain), ils s’y sont retrouvés. Quand Thomas Ramos est là, c’est un peu le même principe donc ça facilite la connexion entre les deux. Ils ne se sont pas entraînés ensemble la semaine dernière (car Jalibert souffrait d’un mollet) donc le match était leur premier entraînement commun. Pour un premier entraînement commun, ce n’est pas mal… »
Le staff voulait voir les deux talents réunis
Patrick Arlettaz reconnaît que cette option était dans les têtes du staff depuis quelque temps.
Le coach des lignes arrière explique la réflexion menée autour de cette association :
« Quand vous avez des talents comme ça, on a forcément la tentation de les mettre tous sur le terrain (rires). Il faut essayer de trouver des combinaisons, c’est une combinaison possible, qu’on a essayée et on en est plutôt contents. »
Avec le retour attendu de l’ensemble des cadres dans les prochains mois, la concurrence promet d’être encore plus importante au sein du XV de France.
Mais pour Patrick Arlettaz, cette abondance de talents est une excellente nouvelle :
« Les choix à faire, ça fait partie de notre boulot. Ce n’est pas une angoisse. L’angoisse, c’est quand il n’y a plus personne. Pas quand il y a tout le monde. »
Après cette première sortie convaincante, l’association Jalibert-Ntamack pourrait donc rapidement s’installer comme une véritable alternative dans l’animation offensive des Bleus.







