Ce dimanche soir, Clermont reçoit le Racing 92 pour un duel crucial lors de la 25e journée du Top 14. Enjeu majeur : le perdant risque fort de manquer la phase finale du championnat.
Dans les colonnes de Midi Olympique, l’entraîneur clermontois Christophe Urios savoure la position de son équipe dans la course au top 6. Il déclare : « Il a fallu évidemment prendre en compte la chaleur, mais on est là où on voulait être : à la bagarre pour le top 6, dans une lutte très concurrentielle. Donc on n’a pas changé nos habitudes. On est là où on voulait être, dans un match important, éliminatoire, mais sans pression particulière, si ce n’est celle que met la qualité du Racing. J’aime l’atmosphère qu’il y a aujourd’hui, que ce soit autour du club, autour de l’équipe, évidemment autour de nos supporters. On sent une vraie émotion pour ces matchs. C’est comme ça que j’entends le rugby. »
L’entraîneur poursuit en soulignant l’engagement des supporters : « Je trouve que les gens, aujourd’hui, s’ils sont là avec beaucoup de présence, beaucoup d’engagement, beaucoup de passion, c’est qu’ils se reconnaissent dans ce que fait l’équipe sur le terrain. Et ça, à mes yeux, c’est le plus important, ça vaut tout. Demain, on a un match important. Mais encore une fois, c’est pour ça qu’on s’entraîne toute la saison : pour vivre ces matchs. »
Conscient des défis à venir, Urios rappelle les différences avec la saison dernière : « L’année dernière, pour le coup, ça ne dépendait pas que de nous. Mais on avait tout mis en œuvre sur la fin de saison. On savait qu’on avait un calendrier un peu plus favorable, notamment ce dernier match à Montpellier, où le MHR ne jouait pas grand-chose. Donc là, ça va être différent, puisque le dernier match à Bordeaux sera décisif. Mais avant de parler de Bordeaux, et surtout parce que le Racing est important pour nous, j’ai des idées tout aussi claires que l’année dernière. »
Il anticipe un affrontement intense face à une équipe expérimentée et physique : « Les collisions. C’est une équipe de costauds, une équipe d’expérience, une équipe qui a de grands joueurs, des facteurs X. Et la clé du match, ce sera le moment des collisions, offensives ou défensives. »
Interrogé sur la victoire du Racing à Clermont la saison passée, Urios préfère ne pas s’attarder : « On n’en a pas parlé, parce que ce n’est pas du tout le même contexte. La dernière victoire du Racing à Clermont, je m’en rappelle extrêmement bien par contre, notamment la série de six ou sept mêlées qu’il y avait eue, c’était une blague. Mais ils ont les mêmes forces, quand même. C’est une équipe puissante, costaud, avec des facteurs X. »
Pour lui, la pression ne vient pas de l’environnement mais de la qualité de l’adversaire : « Donc, s’il doit y avoir de la pression, elle n’est pas liée à l’environnement. L’environnement, c’est pour ça qu’on s’entraîne tous les jours. C’est un privilège de jouer ces matchs. Je préfère être là qu’être à la dixième place. Mais par contre, s’il y a de la pression, elle vient de la qualité de l’adversaire. Celui qui va perdre ce week-end verra la qualification lui passer sous le nez. »
L’équipe pourra compter sur le retour de plusieurs cadres, dont Montagne, Simmonds et Kremer, une bonne nouvelle pour Urios : « C’est bien de les rentrer avant la fin de la saison quand même. Ils sont préparés, ils sont frais. Régis, par exemple, qui a été blessé longtemps : il amène toute son énergie en même temps, mais il va sûrement manquer de rythme. Alors, ça va qu’on ne joue pas en pleine chaleur, donc ce sera plus facile pour lui. Mais ça doit être compensé. Rob, c’est pareil, même s’il a été arrêté moins longtemps. Mais ça doit être compensé par son énergie et son envie. Le fait d’avoir quasiment pas de blessés à cette période décisive pour notre fin de saison, c’est capital. »
Enfin, Urios revient sur les difficultés liées au calendrier perturbé par la Champions Cup : « C’était ch*ant à gérer. Mais en même temps, c’est tellement confortable pour nous dans la préparation. Après, c’est plus compliqué pour les joueurs, qui n’avaient pas forcément le rythme de travail. Les saisons sont longues et dures. Donc les mecs ont envie de régénérer. On a donc fait les choses différemment. On a fait des journées différentes, on s’est déplacés, on est allés visiter des clubs… tout en gardant le cap. On ne s’amuse pas, quoi. Mais les joueurs ont été très sérieux. »
Ce rendez-vous face au Racing 92 s’annonce comme une bataille déterminante pour Clermont, qui ne veut rien lâcher dans la course aux phases finales du Top 14.






