À Bordeaux, les célébrations du sacre européen de l’UBB ont été à la hauteur de l’exploit réalisé face au Leinster. Parmi les joueurs les plus en vue durant ces festivités, Ben Tameifuna assume pleinement son rôle de fêtard. Le pilier tongien a admis avoir passé plusieurs jours à fêter ce deuxième titre européen consécutif, sans pour autant sacrifier ses performances sportives.
Dans un entretien accordé à L’Équipe, Tameifuna s’est confié sans détour sur ces jours de liesse : « Mon dernier verre remonte à mercredi soir, je crois. Ou jeudi matin. L’un des deux. Tout était flou. Après, j’ai englouti des litres d’eau. » Sa franchise se poursuit lorsqu’on l’interroge sur son état quelques jours plus tard : « Je pense qu’en ce moment, je suis fait de Guinness, de Heineken et de rhum Coca. »
Malgré ces célébrations prolongées, le pilier a su répondre présent lors du déplacement à Toulon. Entré en jeu en seconde période, il a marqué un essai crucial permettant à l’UBB d’empocher un bonus défensif précieux malgré la défaite (27-22) à Mayol. Ce point pourrait s’avérer déterminant dans la course aux barrages, offrant aux Bordelais un avantage stratégique avant leur prochain match à domicile contre Clermont.
Pour Ben Tameifuna, ces jours de fête n’étaient pas simplement une excuse pour « picoler », mais bien l’occasion de célébrer un moment unique : « Ce n’était pas une question de picoler, mais de célébrer. Il faut marquer les moments importants dans la vie. Parce que ça file vite. » L’ancien joueur du Top 14 insiste sur la valeur de ce titre, fruit d’un parcours ardu : « Notre chemin vers la finale n’a pas été facile, et il fallait évacuer ça une fois qu’on a gagné. »
À 34 ans, l’expérience a appris à Tameifuna à savourer pleinement ces instants rares : « C’est un plaisir de boire des coups avec les gars. On avait bossé dur. S’asseoir avec tes potes dans un vestiaire, les regarder… Certains, comme Adam Coleman et moi, on est les plus anciens. Tu vois des jeunes comme Tiaan Jacobs, Connor Sa, en pleine progression. Pour eux aussi, c’était un moment spécial. » Et de conclure avec lucidité : « Je ne vais pas jouer au rugby éternellement, j’ai à cœur de profiter de ces moments. »
Désormais tourné vers l’avenir, l’UBB doit laisser derrière elle les festivités pour se concentrer sur un rendez-vous crucial face à Clermont. Pour rêver d’un doublé historique, le club bordelais doit encore décrocher sa place en phase finale.







