Ce samedi soir, Alex Moon disputera son dernier match sous les couleurs de l’Aviron Bayonnais, avant de rejoindre l’Union Bordeaux-Bègles pour les trois prochaines saisons. Le deuxième ligne anglais s’apprête à tourner une page importante de sa carrière, même si ce départ n’était pas celui qu’il espérait.
Arrivé à Bayonne il y a deux ans, Alex Moon souhaitait prolonger son aventure avec le club basque. Mais malgré des discussions, aucun accord n’a été trouvé. Il confie à Ici Pays Basque : « Oui, j’aurais vraiment aimé rester. Mais après le match de Perpignan, mon agent m’a parlé de contrat nouveau, sans négociation ensuite… »
Le joueur admet toutefois que l’opportunité bordelaise est intéressante : « Après, Bordeaux, c’est une très bonne opportunité pour moi et pour ma femme, c’est une super équipe. » Pourtant, quitter le Pays basque reste un crève-cœur : « Maintenant, j’ai un pincement au cœur parce que j’adore le Pays basque. »
L’attachant très fort au territoire, Alex Moon révèle son amour pour sa région d’adoption. Installé à Arbonne, il est tombé sous le charme du cadre de vie, de la culture et de l’ambiance locale. « J’adore le village, la vie ici, la culture… » affirme-t-il. Plus encore, il se projette déjà après sa carrière : « Je pense qu’après ma retraite, je sais déjà que je veux revenir y vivre plus tard, parce que c’est le plus beau coin de France. »
L’ex-joueur de Northampton explique même qu’un retour définitif en Angleterre n’est plus à l’ordre du jour : « J’adore être ici. Je pense qu’on en a fini avec l’Angleterre. Toute ma famille y est mais ils comprennent. Quand ils viennent en vacances ici, ils disent “Ah c’est très joli, etc.” donc je ne pense pas retourner là-bas. »
Sportivement, la saison 2025-2026 a été frustrante pour Moon. Blessé au genou, il n’a disputé que treize rencontres, un net contraste avec l’exercice précédent où il était l’un des piliers de l’équipe. « Cela a été une saison très frustrante pour moi. J’avais pourtant très bien commencé en enchaînant cinq ou six matchs au début. Je me suis blessé au genou contre Castres, ce qui m’a éloigné des terrains pendant six semaines lors de la phase de rééducation. » Malgré cette pause, il assure avoir toujours répondu présent : « À chaque fois que j’ai joué, je me sentais bien. »
À l’aube de cette nouvelle étape, le futur joueur de l’UBB affiche un enthousiasme certain : « Oui, c’est magnifique. » Il a déjà pu rencontrer Yannick Bru et le staff bordelais, des échanges qui l’ont conforté dans son choix : « Je suis allé manger au restaurant à Bordeaux pendant deux ou trois heures avec Yannick et l’entraîneur des avants, Shaun Sowerby. » Il voit en ce nouveau défi « un projet énorme, c’est un super challenge pour moi. »
Si Alex Moon n’a jamais bénéficié de la même médiatisation que certains cadres bayonnais, son empreinte à Bayonne est indéniable. Selon l’entraîneur Gérard Fraser, il incarne parfaitement le joueur discret mais indispensable, toujours présent dans « les tâches obscures » telles que la touche, la mêlée ou les mauls. Son professionnalisme et sa capacité à enchaîner les efforts malgré un gabarit impressionnant (plus de deux mètres et 120 kilos) expliquent pourquoi Bordeaux a voulu miser sur lui.
Avant de s’envoler vers Bordeaux, Alex Moon veut partir sur une dernière victoire à Jean-Dauger : « Gagner samedi est la chose la plus importante. On doit faire ça pour les supporters, pour les mecs qui s’en vont et pour le staff. » Il anticipe déjà une forte émotion : « Lors de mon tout dernier match avec Northampton, je me souviens que j’avais beaucoup pleuré… »
Ces adieux s’annoncent donc particulièrement émouvants pour un joueur qui laisse une grande partie de son cœur au Pays basque.







