Un séisme en vue au Montpellier Hérault Rugby (MHR). Selon Midi Libre, Mohed Altrad, président emblématique du club depuis 2011, envisagerait sérieusement de quitter ses fonctions, quinze ans après avoir sauvé le MHR d’une grave crise financière. Une réunion cruciale avec les dirigeants du club est programmée ce lundi matin, marquant peut-être le début d’une ère nouvelle.
À son arrivée, Mohed Altrad avait injecté plus de 120 millions d’euros dans le club, redressant ses comptes et renforçant sa stature dans le Top 14. Mais aujourd’hui, plusieurs indices laissent entrevoir la fin d’une époque. Midi Libre révèle qu’un projet de reprise est à l’étude, envisagé sous la forme d’un consortium comptant entre quatre et six entreprises.
Parmi les noms évoqués, celui de Septeo, acteur montpelliérain et partenaire historique du MHR, revient avec insistance, même si l’entreprise a officiellement démenti toute implication dans une opération de rachat. Une société parisienne figurerait également parmi les pistes envisagées.
Le principal défi reste financier. Mohed Altrad comble en effet un déficit annuel de 10 à 12 millions d’euros, un fardeau trop lourd pour une seule entité. « C’est précisément pour cette raison qu’un consortium serait actuellement envisagé », confie une source proche du dossier. Un proche du club ajoute : « En effet, quelque chose se trame. Il se pourrait que ça se décide avant juillet », tandis qu’une autre assure : « Ce sera réglé avant le procès. »
Ce procès, prévu du 9 au 23 septembre, concerne Altrad et Bernard Laporte dans une affaire de corruption qui pèse lourdement sur le président du MHR. Condamné en première instance à 18 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité, Mohed Altrad a toujours souligné l’impact psychologique de cette procédure.
Sa lassitude est également devenue visible ces derniers mois. Dans un entretien récent, il avouait : « On peut parler d’une forme de lassitude. » Les tensions avec la mairie de Montpellier, les désaccords avec l’Association du club, le dossier du stade ou encore les récents revers politiques ont contribué à cette fatigue. L’homme d’affaires avait aussi déclaré : « Je ne suis pas éternel. Et aucun de mes enfants ne va prendre le relais. »
Cette possible passation intervient alors que Montpellier affiche une saison sportive exceptionnelle, en lice pour une qualification directe en demi-finale du Top 14. Mais en coulisses, l’avenir pourrait s’annoncer tumultueux.
Si Mohed Altrad décide de passer la main, ce serait la fin d’une des présidences les plus marquantes du rugby français moderne.







