Ronan O’Gara rayonnait de bonheur. Il y a encore quelques semaines, peu de monde aurait parié sur la qualification du Stade Rochelais pour les phases finales du Top 14. Pourtant, grâce à une victoire décisive contre le Stade Français (27-22) et au succès de Clermont à Bordeaux, le club maritime s’est offert une place en barrages.
Le technicien irlandais a vécu cette qualification avec une émotion palpable.
### O’Gara n’a jamais perdu espoir
Menés 7-12 à la mi-temps sur leur terrain de Deflandre, les Rochelais semblaient condamnés.
« Au regard du scénario, j’ai été obligé de convaincre Pierre Venayre qu’on allait le faire. Il n’y croyait pas beaucoup. Mais on est là. »
Le manager a tenu à saluer la combativité de ses joueurs : « La règle d’or est de rester dans le combat, bravo aux joueurs. »
### Un discours décisif à la mi-temps
Entre les deux actes, O’Gara a su mobiliser son groupe avec des mots simples mais puissants.
« J’ai dit aux joueurs que si c’était notre dernier match de la saison à Deflandre, on aurait des regrets. »
Puis, il a fixé un cap clair : « J’ai demandé de la précision et de l’agression. » Le message est passé, puisque La Rochelle est revenue métamorphosé après la pause.
### « C’est extraordinaire »
À la fin de la rencontre, la fierté du manager était indéniable.
« C’est extraordinaire ce qu’on a fait. Je suis très fier d’être le manager de ce club. On a le droit à une semaine de plus. Pourtant, nous avons vécu une période très difficile en cours de saison. »
### Une saison marquée par l’adversité
Sans détour, O’Gara a résumé le parcours de son équipe avec une franchise brute.
« Après toute la merde qu’on a mangée, nous sommes dans les six. Donc je vois le verre à moitié plein, pas à moitié vide. »
### Une qualification quasi miraculeuse
Le manager n’a pas oublié que cette réussite dépendait aussi des résultats chez les concurrents, notamment la victoire de Clermont à Bordeaux.
« C’est miraculeux d’être qualifié. On a bien sûr eu besoin d’un miracle. J’en suis reconnaissant. »
### Une étape, pas une fin
Pour autant, O’Gara refuse de considérer cette qualification comme une finalité.
« Un match nous attend. Maintenant, tout est possible. »
Il conclut avec sa détermination habituelle : « Je ne suis pas soulagé, c’est pour les faibles ça. Beaucoup pensaient qu’on était fous de croire qu’on pourrait se qualifier. Mais j’ai un groupe soudé. »
Cette déclaration résume parfaitement l’état d’esprit rochelais avant le barrage explosif qui les opposera à nouveau au Stade Français, dimanche prochain.







