Pierre Mignoni, directeur du rugby du Rugby Club Toulonnais, dresse un bilan lucide à l’approche de la saison 2026-2027, marqué par plusieurs choix forts dans la gestion de l’effectif varois. Parmi ces décisions, deux départs restent particulièrement douloureux : ceux de Facundo Isa et Leicester Fainga’anuku.
Le troisième ligne argentin Facundo Isa, pilier du vestiaire toulonnais depuis plusieurs saisons, représente un vide difficile à combler. « Facundo, c’est différent. Il avait fait beaucoup d’années, c’était un joueur de vestiaire. Un joueur qui était important », confie Mignoni à Midi Olympique. Conscient de son rôle crucial, le technicien raconte : « J’ai essayé de le garder, car je l’aime beaucoup. J’ai essayé. » Mais face à la concurrence d’un autre club, il n’a pu retenir son joueur : « Quand un club se met dessus, tu n’as plus forcément la main sur le joueur. On l’a perdu. »
Ce départ a eu un impact palpable sur la puissance de l’équipe. « On a manqué de puissance dans certains matchs, notamment en hiver », admet Mignoni, reconnaissant que Misho Shioshvili, blessé une grande partie de la saison, n’a pu jouer pleinement son rôle de remplaçant.
Le cas Leicester Fainga’anuku est lui aussi un véritable coup dur. L’ancien international néo-zélandais apportait une dimension physique rare à la ligne de trois-quarts toulonnaise. « Pour Leicester, je l’avais dit, on ne le remplacerait pas », affirme sans détour Mignoni, qui reste convaincu qu’aucun profil similaire n’est aujourd’hui disponible : « Il n’y a pas ce profil sur le marché. On n’a pas trouvé. »
Néanmoins, le staff salue les performances d’Ignacio Brex, qui, malgré une différence de style, a livré une saison solide. « On ne l’a pas remplacé sur la puissance, mais Brex a fait une belle saison », souligne Mignoni, rappelant que le recrutement ne se résume pas toujours à un remplacement à l’identique.
Malgré ces regrets, le manager de Toulon reste conscient des réalités du rugby professionnel : « On ne peut pas garder tout le monde. » Une phrase qui résume les défis auxquels font face tous les clubs du Top 14, même les plus ambitieux.
Au final, les départs de Facundo Isa et Leicester Fainga’anuku restent des blessures profondes pour le RCT. Pierre Mignoni continue à mesurer l’importance de leur contribution au groupe rouge et noir, soulignant combien leur influence dépasse le simple cadre sportif.







