La Section Paloise a vécu une immense déception après son élimination face au Racing 92 en barrage du Top 14.
Capitaine des Béarnais, le troisième ligne géorgien Beka Gorgadze a eu du mal à trouver les mots au coup de sifflet final, tant la frustration était forte. « Je suis un peu dans le brouillard, je n’arrive pas à réaliser qu’on a perdu comme ça », a-t-il confié, le regard encore embué par la défaite.
L’élimination est d’autant plus difficile à digérer que Pau semblait encore dans le match à la pause. « Il y a beaucoup de frustration, de tristesse, on laisse le match s’envoler, on les a laissés marquer trop facilement, notamment en deuxième mi-temps, cela nous coûte très cher. Je ne le voyais pas venir », a-t-il ajouté.
Pour Gorgadze, certains détails ont fait basculer la rencontre. « À la mi-temps, on était bien alignés, mais peut-être pas assez. C’est dur. Même sur le premier essai, c’est trop facile pour eux. Et puis leur score gonfle sur des pénalités évitables. Ça fait mal. » Ces mots traduisent les regrets d’une équipe qui rêvait des demi-finales.
Malgré la douleur du moment, le capitaine palois ne veut pas oublier le parcours accompli cette saison : « Mais il y a de la fierté vis-à-vis de ce qu’on a accompli. C’était notre destin de goûter cette frustration, cette déception. Mais on va partir encore plus fort avec ce goût amer dans la bouche la saison prochaine. »
Très touché, Beka Gorgadze a également dû prendre la parole pour remotiver ses coéquipiers. « Ce soir, un brouillard s’est posé sur nous. J’ai trouvé les mots auprès du groupe, mais il a fallu chercher. » Un exercice qui reste nouveau pour lui : « Je n’aime pas beaucoup parler, et pour moi, c’est quelque chose de nouveau. »
Il conclut avec sincérité, partagé entre deux émotions : « Après, je vois souvent le côté positif à ce qu’on fait. Je suis coincé entre deux émotions, même si dans la balance, la frustration et la déception prédominent. »
Cette réaction résume parfaitement la soirée paloise : une immense tristesse, mais aussi une grande lucidité après une saison qui restera parmi les plus belles de l’histoire récente du club béarnais.







