À quelques heures de la demi-finale du Top 14 face au Stade Français, Joan Caudullo, manager du Montpellier Hérault Rugby (MHR), souligne l’importance de plusieurs détails qui pourraient faire basculer la rencontre. Parmi eux, l’absence notable de Giorgi Melikidze, l’un des piliers droits phares du Stade Français.
Si Caudullo refuse de réduire ce choc à la seule absence du pilier géorgien, il admet que ce forfait constitue un coup dur pour les Parisiens. « Melikidze est l’un des meilleurs piliers droits du championnat français. Donc oui, bien sûr que ça change quelque chose, surtout pour eux. Ils vont jouer sans leur meilleur pilier droit, ou en tout cas l’un de leurs meilleurs joueurs. La tâche est peut-être un peu moins ardue, même si elle le restera, parce qu’ils ont d’autres piliers droits de grande qualité. Ils ont une mêlée de très haut niveau. Ils ont notamment mis La Rochelle en difficulté en première mi-temps et Melikidze ne jouait pas. Bien sûr, c’est toujours intéressant de voir un tel joueur absent. Mais je pense qu’ils sont contents de ne pas avoir Yacouba Camara sur le dos pendant 80 minutes. »
Malgré cette absence, le manager montpelliérain met en garde contre tout excès de confiance. Il insiste sur la puissance du Stade Français, qui restera un défi majeur samedi au Vélodrome.
Les deux équipes vont s’affronter dans un secteur clé : la mêlée, où se retrouvent les meilleures formations du championnat. Joan Caudullo attend un bras de fer intense. « On va déjà essayer de ne pas soulever les piliers adverses ! Mais c’est une phase que j’aime beaucoup. J’aime cette phase parce que c’est un véritable rapport de force. Il y a des moments importants et je trouve que beaucoup de matches fascinants ont été gagnés grâce à la mêlée. Des matches peuvent se gagner dans ce secteur-là, mais ils peuvent aussi s’y perdre. On s’est préparés pour ça. On n’a rien changé à nos habitudes et on est prêts à affronter l’une des meilleures mêlées du championnat. On s’est préparés pour essayer de la dominer, parce que c’est ce qu’on cherche à faire chaque week-end, même si on n’y arrive pas toujours. En tout cas, c’est notre objectif tous les samedis. »
Le message du MHR est limpide : imposer son rapport de force dès la mêlée pour prendre l’ascendant sur un Stade Français privé de son pilier étoile, mais toujours redoutable. La bataille s’annonce intense.







