Montpellier vise plus qu’une simple finale
Quelques minutes à peine après sa qualification face au Stade Français (25-15), Montpellier avait déjà la tête au Stade de France, où le MHR affrontera samedi prochain le Stade Toulousain en finale du Top 14. Florian Verhaeghe, deuxième ligne montpelliérain, a envoyé un message clair : « Montpellier ne compte pas arriver battu d’avance. »
Toulouse, grand favori, mais pas intouchable
Le constat est clair pour Verhaeghe : « On sait qu’on n’est pas favoris. On sait l’équipe qu’on va affronter. » Après la démonstration toulousaine contre le Racing 92 (71-17), Toulouse s’impose comme le favori incontestable. Pourtant, cela ne suscite chez Montpellier aucun complexe. « Mais on va tout donner pour aller chercher quelque chose qui nous intéresse », assure le joueur, résolument ambitieux.
Pas d’euphorie chez le MHR
Contrairement à d’autres équipes qui prennent le temps de savourer une qualification, Montpellier regarde déjà vers la suite. « Pour nous, on appelle ça une étape, un obstacle », explique Verhaeghe. « Tant qu’il n’y a pas le titre, il n’y a pas d’euphorie. » Cette approche pragmatique reflète l’état d’esprit du groupe, focalisé sur l’objectif ultime.
Une confiance nourrie par une série impressionnante
Avec 23 victoires sur ses 26 derniers matchs, Montpellier s’appuie sur une dynamique solide. Si Verhaeghe reste prudent, il reconnaît une confiance inébranlable : « On rentre sur le terrain et on va gagner. On verra comment, mais on va gagner. » Une phrase qui illustre bien la force collective et la certitude du MHR.
Une finale au parfum particulier
Cette finale face à Toulouse revêt une signification toute particulière pour Florian Verhaeghe. Formé chez les Rouge et Noir, il retrouvera son club de cœur dans un rendez-vous d’exception. « Pour moi, oui, forcément, ça a une saveur particulière », confie-t-il, conscient de ce retour aux sources symbolique.
« On va les regarder droit dans les yeux »
Refusant de céder à la pression ou au fatalisme, Verhaeghe affirme : « On y va pour les regarder droit dans les yeux. Il n’y a pas de complexe à avoir. » Il reconnaît la qualité et la profondeur de l’effectif toulousain, mais rappelle que « une finale reste une finale », où tout est possible.
La fatigue ? « On n’y pense plus »
Après une saison intense, certains craindraient une baisse de régime chez Montpellier. Pas le deuxième ligne, qui balaie cette idée : « On ne va plus penser à la fatigue. » Et de conclure, enthousiaste : « C’est une finale au Stade de France, c’est juste monstrueux. »
Montpellier respecte Toulouse, mais ne se contentera pas d’être figurant. À l’image de Florian Verhaeghe, les Héraultais se préparent à livrer un combat sans complexe, déterminés à inscrire leur nom au palmarès du Top 14.







