Éliminé en demi-finale du Top 14 par Montpellier, le Stade Français a vu son rêve d’atteindre le Stade de France s’arrêter net. Quelques jours après cette défaite, l’ouvreur parisien Louis Carbonel est revenu sur les raisons qui ont privé son équipe d’une place en finale.
Pour l’ancien Toulonnais, Montpellier a construit sa victoire grâce à sa domination dans les phases de conquête. Il explique à Midi Olympique :
« Il y a beaucoup de frustration, mais aussi beaucoup de fierté sur cette saison. Je pense qu’on a tout donné sur le terrain mais notre équipe a été privée de ballon. Les seules situations sur lesquelles on a pu lancer le jeu proprement, on a marqué des essais. On avait des arguments, et on aurait pu être meilleurs dans le jeu de mouvement. Le problème, c’est que Montpellier nous a privés de munitions, et nous a dominés en conquête. Donc, notre adversaire mérite sa victoire. »
Au fil de la rencontre, le Stade Français a peu à peu reculé et perdu la maîtrise du match. Louis Carbonel souligne que le manque de possession et les pénalités concédées ont fini par peser lourd sur sa formation :
« Forcément. Quand tu n’as pas les ballons en conquête, que tu prends des pénalités depuis le début du match… On s’est retrouvé dans notre camp et, dès qu’on a essayé de remettre de l’avancée, c’était difficile en termes d’énergie. On a baissé sur ce plan au fil du match. On était acculés, on y croyait un peu moins. »
L’ouvreur parisien est également revenu sur un fait de jeu toujours controversé : l’essai refusé à Joe Marchant. Cette décision reste une source de frustration pour lui :
« Sur le contre, je fais deux jeux au pied et je vois Joe Marchant qui me dépasse, qui se jette sur le ballon et qui arrive en glissant dans l’en-but. C’est pour ça que je n’ai pas tout compris. Soit on part du principe qu’il a le ballon, qu’il est dans l’en-but et je ne vois pas comment on peut mettre un bras en-dessous. Donc il y a essai. Soit, au pire, il y a mêlée à cinq mètres mais je pense que le renvoi d’en but est la dernière des options. Le destin en a décidé autrement et cela n’a pas tourné en notre faveur. Encore une fois, l’arbitre a toujours raison, c’est fini, on ne peut plus revenir dessus.»
Malgré ce coup dur, Carbonel ne remet pas en cause le résultat final et préfère se tourner vers l’avenir. Il dresse un bilan positif de la saison du Stade Français :
« Celui de la saison est positif. Le Stade Français est un club magnifique, qui peut alterner le bon et le moins bon, mais on a remis une dynamique intéressante. »
Déjà focalisé sur la suite, il affiche ses ambitions pour la prochaine saison :
« J’espère qu’on reviendra la saison prochaine avec des arguments. Cette année, on a prouvé à tout le monde qu’au Stade Français, il y a quelque chose qui se crée. Il faut être fier. Les supporters sont revenus au stade, le jeu a été aéré, beau à voir. On a encore marqué en première main contre Montpellier, on est la deuxième attaque du championnat. Bref, il y a beaucoup d’améliorations. Maintenant, il faut essayer d’être régulier, de pérenniser le club au plus haut niveau. »
Malgré la grande déception de cette demi-finale, Louis Carbonel retient surtout la progression affichée par le Stade Français cette saison, tout en reconnaissant que Montpellier a été supérieur dans les secteurs clés du jeu.







