Le Stade Toulousain devra s’adapter à un changement majeur pour la finale du Top 14 contre Montpellier : Thomas Ramos, de retour de blessure, débutera sur le banc au Stade de France. C’est donc Romain Ntamack qui prendra en charge les tirs au but, un rôle qu’il connaît parfaitement.
Romain Ntamack traverse une période exceptionnelle face aux perches. Lors de la demi-finale contre le Racing 92 (71-17), il a réussi un parfait 9 sur 9, portant à 19 sa série de tirs réussis consécutivement depuis la victoire contre Montpellier fin mars. Cette saison, chaque fois qu’il a été buteur principal, Ntamack a été infaillible : 6/6 à Castres, 7/7 à Toulon, puis 9/9 face au Racing.
Jean-Baptiste Elissalde, ancien entraîneur des lignes arrière du Stade Toulousain, balaie les doutes autour de ce choix dans les colonnes de L’Équipe : « Même si la demi-finale face au Racing 92 a vite été pliée et qu’il n’était pas sous pression, Romain résiste bien à ce genre de contexte. Si Thomas (Ramos) est un buteur exceptionnel, la série de 19/19 de Romain parle pour lui à l’approche de cette finale. » Selon lui, Toulouse bénéficie d’un avantage rare : « Dans d’autres équipes, l’absence du buteur numéro 1 pourrait poser question. Là, ça ne changera rien. Romain serait sans doute le buteur numéro 1 dans 13 des 14 équipes du Top 14 s’il n’avait pas Thomas Ramos comme coéquipier. »
Si Ntamack n’a pas toujours été le buteur numéro un ces dernières saisons, il n’a jamais cessé de peaufiner son jeu au pied. Avant chaque match, il s’entraîne méthodiquement face aux perches, même quand Ramos est désigné pour cette tâche. « Cette responsabilité a toujours été une évidence à ses yeux. Romain s’est toujours entraîné et même s’il n’est pas buteur numéro 1 à Toulouse ou chez les Bleus, il continue de le faire. C’est juste logique et ça fait partie de lui. Techniquement, son geste est pur. Il a une telle facilité, mais aussi cette faculté à appréhender les événements. Il a la tête sur les épaules, la pression glisse sur lui. », explique Elissalde.
Pour illustrer la force mentale de Ntamack, Elissalde revient sur la finale 2023 face à La Rochelle : « Il aime les défis. Rappelez-vous la finale 2023 face au Stade Rochelais (victoire 29-26). Il rate une pénaltouche très importante à dix minutes de la fin. Il semble accuser le coup, mais finalement, c’est lui qui marque l’essai de la gagne en fin de match sur un exploit personnel. C’est un compétiteur, ce rôle de buteur en finale est aussi fait pour lui. »
Samedi soir, face à Montpellier, Romain Ntamack aura donc une nouvelle occasion de prouver qu’il peut parfaitement remplacer Thomas Ramos dans l’exercice le plus redouté d’une finale.







