À seulement 31 ans, Kévin Bralley confirme son ascension fulgurante dans le monde de l’arbitrage rugby. Cette saison, après ses débuts en Champions Cup et les phases finales du Top 14, l’arbitre albigeois vient d’être sélectionné pour officier lors de la Coupe du monde U20 en Géorgie, un passage obligatoire pour qui ambitionne d’atteindre le plus haut niveau international.
Dès ce samedi, il dirigera le match Australie – Espagne, avant de se retrouver au centre de la confrontation entre la Nouvelle-Zélande et l’Italie le 7 juillet. Arrivé mardi à Tbilissi, il partage désormais le camp de base des officiels et effectuera plusieurs déplacements à Koutaïssi, autre ville hôte de la compétition. Son premier rendez-vous et son dernier match avant une éventuelle sélection pour les phases finales se dérouleront justement à Koutaïssi.
Pour Kévin Bralley, cette désignation revêt une importance capitale dans sa carrière : « C’est une nouvelle marche dans ma progression. De toute façon, ce Mondial U20 est un passage obligatoire pour aller chercher le plus haut niveau international. On y va étape par étape, sinon, ça ne réussit pas. Et je sais très bien qu’on se retrouve plus rapidement tout en bas que tout en haut. »
Cette nomination vient couronner une saison exceptionnelle. Bralley a fait ses premiers pas dans les grandes compétitions européennes en arbitrant une rencontre de Champions Cup entre Northampton et Scarlets, ainsi que des phases finales de la Challenge Cup. En Top 14, il a franchi un cap important en dirigeant son premier barrage de phase finale, opposant le Stade Français à La Rochelle, avant d’être juge de touche lors de l’impressionnante demi-finale remportée par Toulouse contre le Racing 92 (71-17).
Dans une interview à La Dépêche, l’arbitre albigeois savoure cette progression : « Ce serait difficile de ne pas être satisfait de l’exercice écoulé. Ce fut assez fabuleux, extraordinaire, c’est allé au-delà des espérances que je pouvais avoir. J’ai atteint chaque objectif, même si j’ai conscience que toutes les saisons ne se ressembleront pas. »
Si cette Coupe du monde U20 peut lui ouvrir les portes des plus grandes compétitions internationales, Kévin Bralley garde les pieds sur terre. « Il faut valider la Coupe du monde U20 avant de penser à quoi que ce soit d’autre. C’est une expérience essentielle pour moi car c’est une compétition que je ne connais pas, avec des directives différentes de celles avec lesquelles j’arbitre habituellement, notamment sur les plaquages. Si ça se passe bien, ensuite, je saisirai les opportunités qu’on voudra bien m’offrir. »
En cas de Mondial réussi, sa carrière pourrait s’accélérer rapidement avec plus de matches de Champions Cup, des rencontres internationales, et pourquoi pas une place dans le Tournoi des Six Nations. Kévin Bralley est clairement sur la voie pour s’imposer parmi l’élite mondiale de l’arbitrage.






