
**Le “captain run”, ultime répétition avant la finale de Top 14**
Souvent perçue comme une simple formalité, la dernière séance d’entraînement qui précède une finale est en réalité bien plus qu’un simple entraînement. À la veille du grand rendez-vous au Stade de France, les joueurs du Stade Toulousain ont levé le voile sur ce rituel appelé le “captain run”, moment clé pour peaufiner les derniers détails et se préparer mentalement.
**Le dernier rendez-vous avant le grand soir**
Vendredi après-midi, le Stade Toulousain a investi la pelouse du Stade de France pour ce qui constitue son ultime séance avant la confrontation décisive face à Montpellier. Pour Paul Mallez, ce moment n’est pas un véritable effort physique : « C’est une répétition générale, mais le gros du travail est déjà fait. » Durant l’entraînement, les trois-quarts évoluent avec des maillots du TFC, tandis que Joe Tekori met l’ambiance, diffusant via son imposante enceinte des morceaux d’Eminem, David Guetta et de la musique house.
**Des automatismes… mais aussi des repères**
Au-delà de son côté symbolique, ce “captain run” permet de revoir une dernière fois les fondamentaux. Dorian Aldegheri détaille : « Nous, les avants, on fait un toucher, et les trois-quarts, ils font un foot. Et après, on bosse les touches et on revoit les combinaisons. Bon, c’est vrai que ça fait du bien de se remettre les trucs en tête… Mais ça sert aussi beaucoup à se mobiliser et à être ensemble pour se reconnecter. Ça permet aussi de prendre ses marques dans le stade. Ça nous évite de découvrir les lieux au moment du match, là au moins, on a nos repères. » Toutefois, il tempère cet avantage en rappelant : « Quand le stade est plein, cela n’a quand même rien à voir. »
**Une séance qui ne prédit rien du match**
Le “captain run” sert également à basculer mentalement vers la compétition, tout en restant très limité dans les phases de jeu. Paul Mallez précise : « Lors de la partie rugby, il y a un quart d’heure de touche et dix minutes de lancement tous ensemble. Il y a des mises en place où je ne touche pas un ballon. Je ne risque pas de faire un en-avant. »
À noter que la qualité de cette ultime séance n’est en rien un indicateur de la performance du match. Dorian Aldegheri en rigole : « J’avoue que des fois, on fout tout à côté, on fait je sais pas combien d’en-avants au captain run, bref, c’est nul et derrière, on fait un match de fou. Et des fois, on fait un entraînement parfait et on passe à côté lors du match… Il n’y a pas de vérité, en fait. C’est mon avis. »
À quelques heures d’affronter Montpellier, le Stade Toulousain sait donc que le plus dur est fait. Ce dernier passage sur la pelouse du Stade de France est avant tout une occasion de retrouver ses automatismes, de prendre ses marques, et de laisser monter la pression avant le choc pour le Bouclier de Brennus.







