
Une heure après le quatrième Bouclier de Brennus consécutif remporté face à Montpellier (28-20), Romain Ntamack est revenu sur ce nouvel exploit du Stade Toulousain.
Le demi d’ouverture a évoqué via La Dépêche la force de ce groupe, son expérience dans les grands rendez-vous et la satisfaction d’avoir rejoint la génération mythique des années 1990.
« Le groupe s’aime profondément »
Pour Romain Ntamack, ce nouveau titre récompense plusieurs années de travail au sein d’un club entièrement tourné vers la performance.
« Ce fut une saison difficile, peut-être l’une des plus compliquées qu’on a eue à jouer depuis pas mal de temps. Ça représente la consécration du travail de tout un groupe depuis des années, de tout un club qui travaille au quotidien pour le bien-être des joueurs, qui met tout en œuvre pour qu’on soit dans les meilleures dispositions. Nous, on essaie de le rendre chaque année sur le terrain, donc ce fut une saison un peu particulière, mais il nous tardait les phases finales pour se payer à la fin. Cela montre que ce groupe a des ressources assez particulières et qu’il est très, très soudé, et qu’il s’aime profondément. L’appel du bouclier a été très fort et on a voulu tenir ce bras de fer jusqu’au bout pour l’emporter. »
« On ne s’est pas affolés »
L’ouvreur toulousain estime que l’expérience des précédentes finales a permis à son équipe de garder son calme malgré la domination montpelliéraine en seconde période.
« Oui, peut-être. Je ne sais pas si ça a vraiment compté ou si ça a changé quelque chose pour Montpellier. Mais en tout cas, je pense que l’expérience a fait qu’on n’a pas paniqué, notamment sur le gros temps faible qu’on a eu en deuxième mi-temps. C’est peut-être ça qui fait qu’on a su mieux gérer en deuxième mi-temps. L’inexpérience aurait fait qu’on aurait peut-être paniqué et lâché le match assez rapidement. Mais je pense qu’on ne s’est pas affolés, même si on a fait une deuxième mi-temps très moyenne et Montpellier a fait une très belle deuxième mi-temps. Mais on s’est accrochés, on a tenu bon et on est champions. »
« On peut être très fiers »
Romain Ntamack mesure déjà le chemin parcouru par cette génération, même si l’émotion est encore difficile à réaliser.
« Je ne sais pas. En tout cas, on est toujours là. Il nous reste encore quelques années pour certains, donc on va essayer d’en faire le maximum. Je pense que déjà, on peut se retourner sur ce qu’on a fait jusqu’à maintenant et on peut en être très fiers. C’est exceptionnel, incroyable. On va essayer de savourer au mieux et de se rendre compte de ce qu’on a fait. Il n’y a pas une euphorie encore immense, parce que je pense qu’entre la fatigue, la joie et la tension du match, et aussi le fait que ce soit la fin de la saison et que tout redescende en même temps, il n’y a pas encore une grande euphorie. Mais ça va monter crescendo. »
« On va pouvoir chambrer les anciens »
Le demi d’ouverture reconnaît enfin que le record de la génération des années 1990 occupait les esprits avant cette finale.
« On y a pensé. On se taquine avec ça. Déjà, quand on a fait le doublé en 24, on se taquinait avec ça. On se dit, il y a une génération 90 qui en a fait quatre, et puis après, on en a fait trois, nous. Donc c’est arrivé petit à petit. Plus la finale s’est rapprochée, plus on y pensait, mais on ne voulait pas non plus que ça prenne trop de place pour ne pas qu’on soit trop pris par cet enjeu-là qui était finalement anecdotique. Mais aujourd’hui, on l’a fait, donc on va pouvoir chambrer tous les anciens des années 90 qui ne sont plus les seuls maintenant. »







