
Le XV de France poursuit sa préparation en Australie avant son entrée dans le Championnat des Nations. À Brisbane, les Bleus doivent composer avec un changement de saison, le décalage horaire et des conditions climatiques bien différentes de celles laissées en France.
Présent devant les médias après une nouvelle séance d’entraînement au Ballymore Stadium, le troisième ligne de Bayonne, Esteban Capilla, a évoqué cette phase d’adaptation, les ambitions françaises mais aussi l’immense défi qui attend les Tricolores face à la Nouvelle-Zélande.
Une adaptation progressive avant le premier grand rendez-vous
Le troisième ligne explique via Midi Olympique que le groupe prend progressivement ses marques malgré des conditions bien différentes de celles connues en France.
« On est partis, c’était l’été en France et là, on arrive, c’est l’hiver. Il pleut, les conditions sont difficiles, mais on s’attend à ces conditions-là contre les All Blacks, contre l’Australie. Mais c’est toujours mieux que la canicule, surtout pour les avants. Mais pour le jeu de ballon, la circulation et le jeu qu’on aime faire, c’est préférable d’avoir un ballon sec. »
Selon lui, la préparation du premier match est déjà bien engagée depuis plusieurs jours.
« On y est depuis la semaine dernière, où on a déjà très bien travaillé. On avait déjà anticipé et analysé les Blacks. Mais c’est vrai que depuis notre arrivée, c’est un peu différent. Les semaines avancent et, à partir de demain (lundi), on sera en semaine de match. Ça va arriver vite. »
Un objectif clair pour les Bleus
Pour Esteban Capilla, cette nouvelle compétition ne change rien à l’état d’esprit de l’équipe de France.
« Non, pas forcément. Dans tous les cas, à partir du moment où on touche le maillot bleu, on veut performer. Chaque match, on le joue pour le gagner. Je sais qu’il y aura un classement à la fin. Et comme c’est une compétition, on veut la gagner. Le but, c’est vraiment de mouiller le maillot, comme on dit, et de tout donner. »
Les All Blacks, « le Graal du rugby »
Le Bayonnais ne cache pas ce que représente la Nouvelle-Zélande à ses yeux.
« C’est le Graal du rugby, la culture rugbystique, le haka et tout ce qui s’ensuit. J’ai grandi avec cette génération de joueurs qui a surperformé entre 2011 et 2015. Je pense à la génération de Richie McCaw, de Ma’a Nonu ou encore de Dan Carter. Pour moi, ça représente énormément. La pression montera donc petit à petit. Après, on ne connaît pas encore l’équipe, mais c’est sûr qu’on s’y prépare. Il y a aussi un peu de stress. Et puis, plus la rencontre approchera, plus ce sera de l’excitation. »
Entre jet-lag, sommeil et récupération
Malgré le cadre australien, le groupe reste entièrement tourné vers sa préparation.
« On est quand même assez focus sur le rugby. On s’entraîne beaucoup, donc on doit vraiment se reposer. On est encore en plein jet-lag. Mais c’est vrai que l’Australie est quand même une belle destination, que ce soit en hiver ou en été. C’est un très beau pays, Brisbane une très belle ville. C’est assez cool. »
Le troisième ligne souligne également l’importance du suivi mis en place par le staff pour faciliter l’adaptation des joueurs.
« Oui, parce que je respecte énormément les créneaux de siestes (rires). Donc, quand tu fais la sieste, il faut toujours un peu décaler. Mais franchement, on est hyper bien suivis, que ce soit sur le sommeil : on a des questionnaires à remplir le matin pour savoir si on a bien dormi, si c’est suffisant ou non, si on se rajoute des créneaux sieste. Même pour l’hydratation et l’alimentation, c’est carré. En deux ou trois jours, on a été bien recadrés. »
La finale du Top 14 et la Coupe du monde dans un coin de la tête ?
Esteban Capilla a tout de même trouvé le temps de suivre une partie de la finale du Top 14.
« Oui, j’ai regardé les vingt dernières minutes. On connaît les standards du Stade toulousain, mais Montpellier a quand même fait une énorme saison. »
En revanche, il refuse de se projeter dès maintenant vers la Coupe du monde organisée en Australie l’an prochain.
« Ce serait une erreur de se projeter directement sur cet événement. C’est beaucoup trop loin à l’échelle d’une saison et des attentes sportives. Il faut vraiment y aller « step by step ». Le but, c’est de remporter le championnat des Nations. »







