
Le XV de France n’a pas eu beaucoup de temps pour digérer sa courte défaite face à la Nouvelle-Zélande (34-32). Dès samedi, les hommes de Fabien Galthié retrouveront l’Australie à Brisbane avec un objectif clair : repartir de l’avant.
Mais pour Laurent Sempéré, il serait dangereux de croire que les Wallabies seront un adversaire moins redoutable que les All Blacks. L’entraîneur des avants estime même que les Australiens ont franchi un nouveau cap.
Laurent Sempéré voit des Wallabies en pleine progression
Battue de seulement deux points par l’Irlande lors de la première journée, l’Australie a confirmé les progrès entrevus ces derniers mois.
Laurent Sempéré explique dans Midi Olympique avoir observé une équipe encore plus dangereuse que celle affrontée lors de la tournée d’automne.
« Cette équipe australienne a progressé tout au long de l’été dernier pour arriver avec un très bon niveau contre nous lors de notre dernier match de tournée de novembre. Vraiment, ils avaient été solides. »
Le technicien des Bleus estime que les Wallabies ont encore franchi un cap.
Il détaille les évolutions qu’il a constatées.
« On était observateurs de la façon dont ils allaient commencer ce premier match contre l’Irlande, et force est de constater qu’ils ont encore évolué. Je les ai trouvés encore plus agressifs, plus athlétiques. Ils ont ajouté quelques cartes à leur jeu qui leur ont permis de faire déjouer l’Irlande. On sait à quoi s’en tenir. »
Deux jours pour intégrer les finalistes du Top 14
Pour préparer ce rendez-vous, le staff doit composer avec une contrainte de taille.
Les neuf finalistes du Top 14 n’ont rejoint le groupe que dimanche soir, laissant très peu de temps pour créer des automatismes.
Laurent Sempéré reconnaît que le défi est important.
« Ils n’étaient pas en Nouvelle-Zélande, on les a récupérés dimanche soir en rentrant. Concrètement, on s’entraîne aujourd’hui et demain pour jouer samedi contre l’Australie. On a deux journées pour les intégrer à cette équipe. »
Le vécu commun de plusieurs cadres constitue toutefois un avantage.
L’entraîneur des Bleus préfère néanmoins rester prudent.
« L’avantage qu’ils ont, c’est que la majorité d’entre eux ont déjà un vécu collectif avec l’équipe. Ça va être un peu plus facile. Mais il ne faut pas minimiser le temps d’adaptation. »
Le staff refuse de brûler les étapes
La tentation pourrait être de multiplier les séances pour accélérer cette intégration.
Mais le staff tricolore préfère préserver ses joueurs.
Laurent Sempéré admet que cette frustration existe chez les entraîneurs.
« Ça, c’est la tentation quotidienne. »
Avant d’expliquer pourquoi cet équilibre reste essentiel.
Le technicien souligne le rôle du responsable de la performance.
« Heureusement qu’on a un staff assez large et que le responsable de la performance est là pour nous rappeler à l’ordre, car il est sûr que la meilleure façon d’avoir des repères collectifs, c’est de passer du temps ensemble. La vie de groupe, c’est bien, mais il n’y a rien qui remplace le terrain. C’est pourquoi le maître du temps est très important cette semaine. »
Le doute persiste autour de Matthieu Jalibert
Cette préparation reste également marquée par l’incertitude concernant Matthieu Jalibert.
Victime d’une contusion au mollet, l’ouvreur de l’Union Bordeaux-Bègles n’a pas participé à la séance de mardi.
Laurent Sempéré a donné des nouvelles du Bordelais.
« Il a passé des examens médicaux hier, qui ne lui permettent pas de s’entraîner aujourd’hui. Peut-être pas demain non plus, on verra. On va suivre son évolution au jour le jour, il va y avoir une adaptation quotidienne le concernant. »
Le staff espère toujours pouvoir compter sur lui samedi, dans une rencontre où les Bleus savent désormais qu’ils devront se méfier d’une Australie bien plus ambitieuse que ne le laisse penser son récent bilan.







