
Auteur de plusieurs saisons exceptionnelles avec l’Union Bordeaux-Bègles et le XV de France, Louis Bielle-Biarrey fait aujourd’hui partie des meilleurs ailiers de la planète. Pourtant, le jeune international français n’a pas échappé aux critiques au début de sa carrière, notamment dans un secteur de jeu bien précis : les ballons hauts.
Interrogé sur ce sujet par Midi Olympique, le Bordelais reconnaît avoir énormément travaillé pour progresser, tout en expliquant la manière dont il gère désormais les remarques venues de l’extérieur.
Un secteur de jeu longtemps pointé du doigt
Louis Bielle-Biarrey sait que son profil d’ailier moderne l’oblige à être performant dans tous les domaines.
L’international français reconnaît que les ballons hauts ont longtemps constitué un axe de progression important.
« J’ai des qualités de vitesse, des qualités techniques, mais c’est vrai qu’on m’a reproché ce secteur à un moment. Notamment après ce match face à l’Afrique du Sud où nous n’avions pas été bons sur les ballons hauts. Pas seulement moi, mais l’équipe dans son ensemble. C’est quelque chose que je travaille énormément. Je suis loin d’être parfait dans ce domaine, mais je progresse petit à petit. »
Pour l’ailier de l’UBB, le poste a énormément évolué ces dernières années.
Il estime que les exigences sont aujourd’hui bien plus larges qu’auparavant.
« Je sais que c’est un secteur dans lequel les ailiers sont aujourd’hui très attendus. Honnêtement, le poste d’ailier est devenu ultra complet. Il y a énormément de choses à améliorer : la défense, les duels offensifs, la passe, le jeu au pied. (…) Moi, j’ai envie de progresser partout pour devenir le joueur le plus complet possible. Je suis très exigeant avec moi-même. »
« Les réseaux sociaux peuvent faire beaucoup plus mal »
Le joueur de 22 ans explique également avoir changé son rapport aux critiques au fil des saisons.
Aujourd’hui, Louis Bielle-Biarrey préfère prendre du recul plutôt que de s’attarder sur les commentaires publiés après les matches.
« Je regarde très peu ce qui se dit. Évidemment, je suis sur les réseaux sociaux, je vois passer certaines choses, mais je ne cherche pas à tout lire ni à tout creuser. (…) Au début, je regardais davantage. Aujourd’hui, j’essaie de prendre du recul. Quand on fait un mauvais match, on le sait déjà. Et les gens sur les réseaux sociaux ne vous le diront pas forcément de la même manière que s’ils vous croisaient dans la rue. Parfois, ça peut vous faire beaucoup plus mal que ce que reflète réellement votre performance. »
Les critiques des entraîneurs, un moteur de progression
En revanche, lorsqu’elles proviennent de son staff, les remarques sont accueillies de manière totalement différente.
Louis Bielle-Biarrey considère même qu’elles sont indispensables pour continuer à progresser.
« Moi, je trouve que ça fait du bien. Entendre certaines choses de la part d’un coach permet d’avancer. Je considère que les critiques font partie du processus de progression. On n’est pas parfaits. (…) Quand une critique est juste, elle aide vraiment à progresser. Je pense même que le pire, c’est de ne plus être remis en question, ou de ne plus se remettre soi-même en question. Le jour où ça arrive, on cesse de progresser. Donc oui, les critiques font partie du haut niveau. Quand elles sont positives, tant mieux. Quand elles sont négatives, elles permettent aussi d’avancer. »
À seulement 22 ans, Louis Bielle-Biarrey affiche déjà une grande maturité dans sa manière d’aborder les critiques. Une philosophie qui explique sans doute sa progression constante et son statut grandissant au sein du XV de France comme de l’Union Bordeaux-Bègles.







