
Le recrutement de Rufus McLean continue de susciter de vives réactions.
Quelques semaines après l’arrivée de l’ailier écossais, condamné en 2023 pour des faits de violences conjugales, l’association Her Game Too a annoncé suspendre son partenariat avec le Stade Français, estimant que cette décision est incompatible avec les valeurs qu’elle défend.
Une décision jugée incompatible avec les valeurs de l’association
Engagée dans la lutte contre le sexisme et les violences faites aux femmes dans le sport, Her Game Too explique que l’arrivée de Rufus McLean constitue un point de rupture.
Dans un communiqué, l’association estime que ce recrutement représente « une contradiction directe et irrémédiable avec les valeurs et les engagements qui fondaient ce partenariat ».
Elle considère également que le message envoyé est particulièrement négatif, jugeant qu’il laisse entendre « que les souffrances des femmes comptent moins que les performances sportives d’un homme condamné par la justice ».
Premier club professionnel de rugby français à avoir noué un partenariat avec Her Game Too, le Stade Français voit ainsi cette collaboration suspendue.
Le débat autour de la « seconde chance »
Avant de prendre sa décision, l’association indique avoir échangé avec les dirigeants parisiens.
Selon Her Game Too, le Stade Français a proposé d’engager un dialogue avec Rufus McLean dans une logique de « seconde chance », un argument qui n’a pas convaincu l’association.
Son ambassadrice auprès du club, Agathe, estime que cette démarche s’éloigne de la mission première de l’organisation.
La suspension restera en vigueur tant que Rufus McLean fera partie de l’effectif parisien.
Condamné en Écosse en 2023 à 120 heures de travaux d’intérêt général pour des faits de violences conjugales commis entre 2019 et 2021, le joueur avait récemment assuré avoir profondément changé.
Dans un entretien accordé à Midi Olympique après son arrivée à Paris, il déclarait :
« Je ne suis plus la même personne et j’ai travaillé sur moi-même pour changer et m’améliorer. »
Malgré ces explications, son recrutement continue donc d’alimenter le débat, bien au-delà du terrain.







