
Le Castres Olympique a retrouvé le chemin de l’entraînement depuis une dizaine de jours et les séances physiques occupent encore une place centrale dans la préparation des Tarnais. Pour Mathieu Babillot, cette période est pourtant loin d’être une corvée. L’emblématique troisième ligne apprécie ces semaines où le groupe se construit, loin de la pression de la compétition.
S’il reconnaît via Midi Olympique que la saison dernière n’a pas répondu aux attentes du club, le Castrais refuse de nourrir un esprit de revanche. Son regard est déjà tourné vers l’exercice 2026-2027, avec un groupe qu’il sent déterminé à retrouver les phases finales.
« Si tu restes dans un esprit de revanche, tu n’avances pas »
Après quinze reprises estivales avec le Castres Olympique, Mathieu Babillot continue d’apprécier cette période où les bases de la saison se construisent.
« C’est la 15ᵉ déjà. On revient plutôt bien, avec beaucoup de sourires et d’enthousiasme. Il y a très peu de changements au sein du groupe, donc l’intégration des nouveaux se fait petit à petit. C’est forcément le moment où l’on travaille très dur physiquement. On parle un peu de rugby, mais ce sont surtout des périodes de travail et de partage, des moments de cohésion. Franchement, j’adore cette période. Même si c’est un peu dur, c’est aussi là que l’on se resserre, que l’on apprend à mieux se connaître. Ce sont des moments où il n’y a pas encore de compétition, donc pas de pression. On peut échanger, discuter, faire évoluer notre rugby et construire nos repères ensemble. Ce sont vraiment des moments que j’apprécie beaucoup. »
Si Xavier Sadourny évoquait récemment un groupe revanchard, Babillot préfère employer un autre vocabulaire. Pour lui, regarder en arrière ne permettra pas au CO de progresser.
Le troisième ligne estime que Castres doit surtout transformer sa déception en motivation.
« Je ne sais pas si je parlerais d’un esprit de revanche. Je n’aime pas vraiment ce terme, parce que je trouve que lorsqu’on est dans la revanche, on n’est pas forcément dans la bonne optique ni dans la bonne démarche. En revanche, je sens un groupe déterminé, qui a envie de bien faire, qui a faim de résultats et de compétition. On a vraiment cette envie de progresser, de performer et de montrer ce dont on est capables. »
Un nouveau projet de jeu et des leçons tirées de la saison passée
Le joueur formé à Castres ne cache pas sa déception après une saison en deçà des ambitions du club. Il rappelle toutefois que la qualification pour la Champions Cup reste une performance à ne pas négliger, même si elle ne suffit pas à effacer les frustrations.
Mathieu Babillot explique que le groupe a identifié plusieurs axes de progression avant de repartir sur un nouveau cycle.
« On est forcément déçus. Si cette saison n’a pas correspondu à nos ambitions, c’est qu’elle n’a pas été bonne. On s’est attachés à l’analyser et il y a plusieurs points qui n’ont pas été satisfaisants. Mais il ne faut pas tout jeter non plus. On a obtenu une qualification pour la Coupe d’Europe, la deuxième d’affilée. Il ne faut pas que cela soit l’arbre qui cache la forêt, mais il ne faut pas non plus minimiser cette performance, surtout au Castres Olympique, où l’on nous a souvent reproché de ne pas jouer cette compétition à fond.
C’est donc un vrai point positif. Après, on sait aussi qu’il y a des axes d’amélioration, notamment la discipline. Maintenant, je n’ai pas envie de m’attarder sur le passé. Le passé, c’est le passé. Ce qui nous intéresse, c’est ce qui est devant nous : notre préparation, le stage qui arrive et la saison à venir. Si tu restes dans un esprit de revanche, tu n’avances pas. »
L’intersaison a également été marquée par quelques ajustements au sein du staff technique. Sans révolutionner le quotidien des joueurs, ces changements s’accompagnent d’une évolution du jeu proposé par le CO.
Babillot voit dans ces nouveautés une manière de pousser le groupe à continuer de progresser.
« C’est une manière de travailler un peu différente. Après, il y a aussi notre rugby qui évolue, avec un nouveau projet de jeu et quelques ajustements. Ça nous maintient en éveil et nous pousse à continuer à progresser, en développant de nouvelles options de jeu. »







